Bien que leur formation laisse planer le doute sur leur domination, Merijn Zeeman, le manager de Jumbo-Visma, a fustigé les coureurs français, qui remettent publiquement en cause le cyclisme à deux vitesses.
Le Jumbo-Visma était vraiment l’ogre attendu lors de ce Tour de France. Si Primoz Roglic, leur leader désigné, n’a pas eu de chance, Jonas Vingaard et Wout van Aert ont écrasé la course, chacun sur son palmarès. Au final, l’équipe néerlandaise a terminé avec six victoires d’étape dans la bourse, le maillot jaune, le maillot à pois et le maillot vert, semblant ne laisser que des miettes à leurs adversaires. Ce qui forcément éveille – ou plutôt renforce – les soupçons à son égard.
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« J’ai mis la main au feu pour chacun de mes coéquipiers. On est 100% clean”, s’est défendu Jonas Vingaard, et d’ajouter : “Je ne veux pas utiliser le dopage, je ne veux pas être comme ça, c’est une conviction profonde. Si, pour être coureur professionnel et avoir ce niveau, la condition était de devoir prendre des produits, je choisirais de ne pas en être un et de ne rien prendre. Je préfère faire autre chose dans ce cas, je ne sais pas, un autre travail.
Les Français ne travaillent pas avec le même professionnalisme
Et les démentis sont aussi forts dans la bouche de Merijn Zeeman, la directrice de l’équipe. Notamment sur les cétones, utilisées par plusieurs équipes, dont Jumbo-Visma et interdites par les formations appartenant au MPCC. Suppléments notés par plusieurs coureurs français cet automne pour expliquer le cyclisme à deux vitesses. “Les cétones sont le débat le plus ridicule du cyclisme. C’est seulement 1% de notre travail. Écouter Pinot, Bardet ou Démare parler de vélos à deux vitesses est un non-sens”, a-t-il confié dans les colonnes du Parisien.
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Le leader néerlandais en a également profité pour glisser une plaque aux coureurs tricolores. “La méfiance vient souvent de France quand personne ne remet en cause notre façon de travailler. Ça ne va pas plaire aux Français, mais je pense qu’ils ne travaillent pas avec le même professionnalisme”, a-t-il ajouté. Des propos que Johan Bruyneel, le manager de Lance Armstrong, n’aurait pas démentis en son temps.