Des policiers en tenue anti-émeute ont pris d’assaut un rassemblement vendredi, évacuant des centaines de manifestants par camion Des policiers en tenue anti-émeute ont pris d’assaut un rassemblement vendredi, évacuant des centaines de manifestants par camion. En fin de matinée, les médecins ont voulu se calmer. Selon eux, son espérance de vie n’était plus compromise, selon les informations de La Voix du Nord.
Le fonctionnaire est intervenu dans le vestiaire du commissariat vers 7h30, a indiqué la source policière. Immédiatement, ses coéquipiers se sont précipités pour l’aider, faisant des points de compression pour limiter le saignement, indique le journal régional. Elle a été conduite au CHRU de Lille, « sans pronostic vital compromis a priori ». Selon une source syndicale, il avait “appelé le poste” pour dire qu’il allait “mettre une balle” et “tiré”.
Situation de harcèlement
Une seconde source syndicale a révélé avoir alerté par courrier la DDSP (Direction départementale de la sécurité publique) d’une situation de harcèlement au travail dont il était considéré comme victime. Une enquête administrative a été immédiatement ouverte. “C’est une collègue fragile”, a déclaré la source. “Mais il y a un maillon de la chaîne qui est défaillant” au commissariat de Dunkerque, a-t-il ajouté, précisant que d’autres collègues étaient “vraiment en souffrance”.
La DDSP n’a pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’AFP. Les policiers sont invités à se rassembler vendredi devant le commissariat de Dunkerque à l’appel de la Cellule SGP Police. Selon une source proche du dossier, le préfet se rendra vendredi au commissariat pour rencontrer les agents et échanger avec les syndicats.