Ekivrac en danger à La Louvière : le gérant lance un appel à ses clients

Alors qu’ils étaient exaltés pendant le confinement, les épiciers locaux et bio traversent aujourd’hui une crise qui fait des dégâts. La marque Ekivrac à La Louvière sera-t-elle la prochaine victime de cette désaffection du public ? Depuis juillet dernier, elle est en cours de réorganisation judiciaire. “Le seuil de rentabilité de notre magasin n’est plus atteint malgré de nombreux efforts pour minimiser les frais de gestion”précise Gilles Dupont, directeur du magasin.

Elle est née en 2019 rue de Bouvy, lorsque Gilles décide d’allier ses compétences commerciales à ses convictions environnementales en ouvrant un magasin bio et zéro déchet dans la ville de son enfance et devient franchisé Ekivrac. “Ce projet a eu un accueil très positif dès le début. Malheureusement, la succession de crises sanitaires, l’inflation et le climat de peur qui les entoure depuis plus de 2 ans ont fait changer les modes de vie”se lamente Gilles.

Résultat: “Les entreprises locales locales sont en danger et, a fortiori, celles du secteur écologique sont parmi les plus touchées.” Mais Gilles Dupont n’a pas l’intention de jeter l’éponge sans combattre : “Je suis encore plus convaincue aujourd’hui qu’il y a 3 ans de l’importance d’une alimentation saine et sans pesticides. Les échanges riches que j’ai avec la plupart d’entre vous renforcent cette conviction, puisque vous faites aussi le choix de venir dans ma boutique pour santé”.

Vous avez besoin de 5000 € supplémentaires par semaine

Encore faut-il que les convaincus soient suffisamment nombreux pour que l’activité soit au moins rentable. D’où cette option d’engager une procédure de réorganisation judiciaire, et qui touche également la boutique ésotérique “Aux trois L”, dont Gilles est également administrateur. Pour que la démarche soit rentable, le magasin doit élargir sa clientèle : “200 nouveaux pass hebdomadaires qui s’achètent à 25 euros chacun, feront la différence”il a calculé

Et faites appel à vos clients, amis et soutiens pour faire connaître la boutique en partageant sur les réseaux, sans en parler à leur environnement privé et professionnel… “Nous avons besoin de votre soutien pour éclairer les personnes qui ne sont pas convaincues des bienfaits d’une alimentation saine pour la santé.”

Onze ouvriers risquent de perdre leur emploi si Gilles n’arrive pas à sortir la tête de l’eau : trois salariés et six étudiants à Ekivrac La Louvière et deux salariés aux « Trois L ». Les mésaventures d’Ekivrac soulignent une fois de plus la fragilité du secteur alimentaire local et la volatilité des comportements des consommateurs. Comme l’illustre à Mons la fermeture des Halles du Manège.

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