Éléonore et Anthony sont complètement démunis : ils ont dépensé 46 000 euros par chantier mais…, “dans le vent !”

Publié le dimanche 14 août 2022 à 19h29

Par Sudinfo

Un couple de Rouen est consterné après le blocage d’un travail pour lequel il a dépensé énormément.

Éléonore et Anthony habitent à Boos, une commune proche de Rouen. Il y a un an, suite à l’arrivée de leur fils cadet, le couple a décidé d’agrandir leur maison avec une annexe. Pour ce faire, un contrat a été signé avec Phénix, filiale du groupe Geoxia. “Nous nous sommes tournés vers Phénix Evolution car notre maison, que nous avons achetée en 2014, est Phénix. Donc, il y a une structure métallique particulière qu’il faut connaître pour faire le boulot”, explique le couple à Paris-Normandie.

Les ouvriers constatent rapidement que la toiture doit également être refaite car il y a des fuites. Un contrat complémentaire est conclu en septembre. Facture totale? 78 055 euros pour un trou et une dalle béton dans le jardin d’Éléonore et Anthony. Car depuis fin juin, Phénix est en liquidation judiciaire.

Le couple a déjà versé 46 000 euros sur un budget total “de 78 055 euros. Nous avons un apport de 20 000 euros et nous avons contracté un emprunt de 59 000 euros ». Une somme qu’ils ne reverront probablement jamais. D’autant plus que tout s’est décidé en une semaine. «Le 17 avril, encore une fois, nous avons payé 30% du montant de la prolongation tandis que la société a été jugée le 24 avril. »

Action collective

Dans l’e-mail reçu par le couple, il est indiqué “la possibilité d’aucun intérêt sur les dettes non garanties [les clients et les fournisseurs] malheureusement ils sont très bas. Les créanciers prioritaires sont les travailleurs et l’Etat. » Ce qui donne peu d’espoir au couple, désormais dans une situation financière délicate : « nous rendons notre crédit au vent et notre apport est perdu. »

Un autre client blessé a depuis lancé un recours collectif. « Le but est de récolter de l’argent. » Responsabiliser les managers ? Crime de faillite? “Il y a plusieurs pistes à explorer”, explique Eva Niang, l’initiatrice de ce mouvement collectif.

Dans tous les cas, Éléonore et Anthony Le Bervet doivent effectuer les travaux urgents de la toiture. “Mais il faut trouver quelqu’un pour travailler sur une charpente métallique. Et depuis les devis de l’an dernier, les prix ont augmenté. On aimerait aussi finir l’extension quitte à faire le développement plus tard. nous pouvons faire tout ce que nous voulions Des incertitudes qui, malheureusement, devront subsister pendant un certain temps.

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