La protection de l’environnement, d’accord, mais jamais dans la douleur. Dans un entretien au Point publié jeudi 2 juin, Elisabeth Borne a rappelé la ligne de conduite de l’exécutif sur la transition écologique. “Nous ne ferons pas de l’écologie contre l’économie”, a déclaré le Premier ministre, qui est chargé de l’aménagement écologique, “mais nous devons transformer notre modèle économique”. Et s’il vise une “transformation radicale de nos modes de production, de déplacement, d’habitat, de notre façon de manger”, cela ne doit jamais se faire au détriment des Français “plus fragiles”, notamment sur le plan énergétique.
Notre politique directe : “Il faut aller plus vite et plus fort dans la transition écologique”, promet Elisabeth Borne
Le Premier ministre a notamment exclu une hausse du “bilan vert” visant à inciter les Français à changer de comportement. “Au cours des cinq années précédentes, nous avons pu mesurer que la hausse de la fiscalité environnementale n’avait pas fait avancer la transition écologique, donc ce n’était pas la bonne méthode”, argumente-t-il. Cette “méthode” avait fortement provoqué, en 2018, le mouvement des “gilets jaunes”, né de la volonté de l’exécutif d’augmenter la taxe sur la consommation intérieure des produits énergétiques (TICPE), une hausse à laquelle le gouvernement s’était retrouvé démissionnaire. .
Pour élaborer les “deux priorités fortes” que sont “la sortie des énergies fossiles et la lutte contre l’effondrement de la biodiversité”, Mme. Borne propose à la place d’autres mesures, comme permettre “à tous les Français d’avoir accès à un véhicule électrique dans le cadre d’une location longue durée pour un montant mensuel inférieur à 100 euros”. Il précise que dans le premier mandat d’Emmanuel Macron, un millions de Français ont changé de véhicule grâce au chèque de conversion, et souligne que son gouvernement dispose “d’une écologie de solutions aidant, par exemple, 700.000 Français à rénover leur logement grâce à MaPrimeRénov'”.
“Pragmatisme”
“Quand on dit qu’on ne veut plus de chaudières au diesel, il faut pouvoir proposer un système de chauffage économiquement abordable et répondant aux objectifs de confort des Français”, a déclaré le Premier ministre, qui a également reconnu l’importance d’une “moins de consommation”. » Et parvenir à un « mix équilibré d’énergies nucléaires et renouvelables ».
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Pour lutter contre le changement climatique, Elisabeth Borne propose une “politique très ambitieuse pour nos océans et nos forêts, indispensables à l’avenir pour le captage du CO2″, ainsi que la lutte contre la pollution importée, générée par les produits”. consommée sur notre territoire ».
Alors que des militants écologistes ont critiqué la nomination de ministres sans réel bagage environnemental – Amélie de Montchalin, qui est passée de la fonction publique à la transition écologique, et Agnès Pannier-Runacher, qui est passée de l’industrie à la transition énergétique -, elle dénonce en retour Elisabeth Borne. “L’écologie du slogan ou de la proclamation.” Pour elle, qui revendique le “pragmatisme”, “l’écologie n’est plus la politique de quelques lanceurs d’alerte, c’est le centre de nos politiques publiques”. Avec la condition répétée de ne pas « mettre nos concitoyens ou les secteurs économiques en difficulté ».
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