Des milliers de passagers sont restés bloqués dans des trains jusqu’à vendredi soir ou ont dû attendre un train qui ne partait jamais.
Des milliers de passagers sont restés bloqués dans des trains jusqu’à vendredi soir ou ont dû attendre un train qui ne partait jamais.
A Paris et Bruxelles, les clients se sont vu proposer de rentrer chez eux en taxi, de dormir dans un hôtel ou dans les trains Thalys qui restaient en gare, a précisé le porte-parole. Entre 700 et 800 personnes ont passé la nuit à Bruxelles-Midi sur le Thalys, selon le porte-parole. D’autres ont fait de même à Paris, mais Thalys et la SNCF – son actionnaire majoritaire – n’ont pu dire combien samedi.
Le matin, des trains sont arrivés avec entre 10 et 50 minutes de retard à la Gare du Midi à Bruxelles, constatait à l’époque l’AFP. Deux passagers belges, Sarah Duray et son mari, sont arrivés de Paris, où ils devaient passer la nuit dans un hôtel, après l’annulation de leur Thalys vendredi soir.
“On peut comprendre qu’il y ait des accidents. Ce qu’on reproche à Thalys c’est le manque de communication. C’est ‘gérez vous-même’, il n’y a pas d’interlocuteur”, déplore la passagère, qui n’a pas pu recevoir son traitement médical habituel pour cette nuit imprévue passée loin de chez elle.
Annonces en français
Jurgen Thysmans et sa famille ont également été contraints de prendre une chambre d’hôtel à Paris vendredi soir, après avoir attendu six heures à la gare du Nord. “Je suis content d’être arrivé à Bruxelles ! Nous allons réclamer une indemnisation”, a-t-il déclaré à l’AFP, regrettant également de n’avoir pu contacter personne chez Thalys. “Nous étions seuls pour trouver les solutions !”
Un journaliste de l’AFP en route pour Amsterdam a attendu en vain quatre heures vendredi soir à la gare du Nord à Paris. Ne voulant plus attendre pour obtenir un bon de taxi, il rentre chez lui et revient à 6h du matin pour sauter, sans ticket, dans un train.
Malgré un retard de plus d’une heure au départ, le trajet s’est bien déroulé jusqu’à Bruxelles, dit-il, “roulé entre deux valises”. Mais les passagers des deux trains continuant vers les Pays-Bas ont dû en prendre un à Bruxelles, car le train roulait de plus en plus en retard.
“On est face à une incompétence folle”, avoue Thimothé, étudiant en commerce de 23 ans qui vient tout droit de l’échange à Bruxelles.
Arrivé une heure plus tôt le vendredi pour prendre un train qui n’est jamais parti à 17h25, a attendu jusqu’à 22h30, n’ayant récupéré qu’une bouteille d’eau. Les gens dormaient dans le train quand il est revenu à 5h40 samedi, a-t-il dit.
“Ce qui est frustrant, c’est que Thalys n’ait fourni aucune information. Qu’il y ait un problème avec le train, OK. Mais les employés du site disaient des approximations”, se plaint-il. “C’est dommage, nous payons un prix très élevé et nous avons une performance inadmissible. Le niveau de médiocrité est extrême ! »
Gare du Nord à Paris, “les panneaux d’information n’étaient qu’en français, les étrangers ne pouvaient rien comprendre”, renchérit Cathleen Parsons, 34 ans, une Néerlandaise de retour de vacances à Paris. Les annonces audio étaient inaudibles, ajoute-t-il.
Un animal avait été percuté par un train en provenance de Bruxelles vendredi à 15h55, près de Tournai (ouest de la Belgique).
“Il y avait de la fumée qui sortait et cette collision a provoqué un problème technique avec le moteur qui a obligé le train à s’arrêter et à couper l’électricité”, a déclaré à l’AFP une porte-parole.