A quelques jours du premier tour des législatives, de nombreux candidats à la présidentielle s’inquiètent : Emmanuel Macron a fait profil bas depuis sa réélection, ce qui pourrait nuire aux intentions de vote en faveur de ma macronie, selon l’a indiqué. nos confrères du Point ce jeudi 2 juin.
Emmanuel Macron brille par sa discrétion depuis qu’il a été réélu le 24 avril. Sa campagne présidentielle minimaliste avait déjà été critiquée par l’opposition. Les candidats de la Macronie aux législatives s’inquiètent désormais de leur manque d’action et de discours, à dix jours du premier tour de scrutin. « C’est très inquiétant, vous êtes essoufflé, s’est plaint un primo-candidat au Point ce jeudi 2 juin. On devrait être trois ou quatre points au-dessus du score du président dans les intentions. Il faudrait une ou deux mesures fortes pour prendre, ils présentent plus en détail les mesures du pouvoir d’achat.
Pour nos camarades, « ce début de quinquennat a pour conséquence d’anesthésier le débat politique et d’étouffer complètement la campagne pour les législatives, au risque de compliquer la tâche des candidats de la majorité présidentielle ». Certains ont donc trouvé une parade pour remédier à ce manque de dynamisme national : ils font confiance à leur personnalité. “Ce n’est pas au président d’aller au combat ! On a des députés sortants, c’est à nous de faire le boulot. On ne peut pas dire qu’on veut une assemblée forte et attendre que le président vienne à nous. Aidez-nous à y arriver.” . Élu ou réélu.”, s’est défendu Jean-Baptiste Moreau, candidat à la réélection dans la Creuse.
>> PHOTOS – Francis Lalanne, Laurent Baffie… Découvrez les candidats aux législatives 2022
“La tactique est de passer sous le radar pour gagner l’élection”
Si Emmanuel Macron semble passer sous le radar des médias, c’est parce qu’il “considère que cette campagne est menée dans la perspective de son élection”, estime un proche du président. Une version soutenue par un ministre, qui a expliqué que justement “le pays veut respirer” après les deux dernières années marquées par la pandémie, la guerre en Ukraine et le tumulte de l’élection présidentielle. “La tactique est de passer sous le radar pour gagner l’élection au lieu de déchaîner la foire aux saucisses”, s’est évanoui un exécutif majoritaire.
“Que veut dire le président ?”, a ajouté François Patriat, sénateur LREM. “Il s’agit de la guerre. On ne commencera pas à ouvrir la boîte de Pandore en annonçant des mesures. “Mélenchon dira 6%”, a-t-il dit. Et d’ajouter plus de précision : “Si la campagne semble longue c’est pour le calendrier, il y a soixante jours, c’est plus que d’habitude.”
Crédits photos : Stéphane Lemouton / Bestimage