Emmanuel Macron veut tout remettre en place. Le président français a annoncé, mercredi 13 juillet, sa volonté de “repenser tous les [des dispositifs militaires de la France] sur le continent africain », tandis que la force antijihadiste Barkhane achève son départ du Mali.
Affirmant vouloir “des appareils moins placés et moins exposés”, le président a jugé qu’il s’agissait d’une “nécessité stratégique”. Dans un discours au ministère des Armées, il a exprimé sa volonté “d’arriver à construire une intimité plus forte avec les armées africaines sur le long terme, à reconstruire des capacités de formation, ici et là-bas”.
Nouvelle loi de programmation militaire
Le président a également chargé le ministère des Armées d’élaborer une nouvelle loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2024-2030 afin d’adapter les efforts budgétaires au nouveau contexte stratégique marqué par le retour de la guerre aux portes de l’Europe. “Notre ambition opérationnelle pour 2030 doit être revue face au possible retour d’une confrontation de haute intensité.”
Pour répondre aux besoins de la Nation, nous devons investir plus vite et plus fort dans notre défense et changer de paradigme. J’ai assuré ce soir nos armées. pic.twitter.com/fLKqgcWKzS
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 13 juillet 2022
La France, ancienne puissance coloniale dans certains pays du continent, maintient une forte présence militaire. Outre son engagement dans la lutte antijihadiste au Sahel, qui est en voie de restructuration, elle dispose d’éléments déployés au Sénégal, au Gabon et à Djibouti. Le président Macron a également évoqué la nécessité d’un “continuum entre notre offre diplomatique, nos actions renouvelées pour le partenariat africain, nos actions de développement” en Afrique.
Hier, le partenaire clé de Bamako, la France, est désormais persona non grata et s’apprête à quitter le Mali dans quelques semaines. Paris avait aussi logiquement annoncé le 1er juillet la fin du groupe de travail Takuba au Mali, un regroupement de forces spéciales européennes. Au Niger, les Français maintiendront plus d’un millier d’hommes et de moyens aériens pour assurer l’appui-feu et le renseignement.