La spirale baissière s’est poursuivie à la Bourse de Paris, toujours déstabilisée par l’incertitude politique en France et, surtout, par la perspective d’un resserrement monétaire aux Etats-Unis. Il a déjà chuté de 2,67% lundi Environ 40 il baisse à nouveau de 1,20 %, sous les 6 000 points, à 5 949,84 points. Le marché, au plus bas depuis mars 2021, a chuté de 9,14% en six séances. Il est vrai que la baisse de la journée a été plus modérée, mais peu d’actions parviennent à clôturer. Entre eux, CarrefourBNP Paribas i TotalEnergies forment le tiercé gagnant.
En début de séance, la cote avait bénéficié d’un rebond technique, mais la confiance s’est rapidement érodée. Les investisseurs s’interrogent sur l’ampleur de la hausse des taux d’intérêt Fonds fédéraux que la Réserve fédérale américaine (Fed) annoncera demain soir : 50 points de base ? 75 points de base ? Si le premier scénario paraissait le plus probable il y a quelques jours, le second prend désormais le relais. Selon le Baromètre FedWatch du CME, la probabilité que la fourchette de taux, actuellement comprise entre 0,75% et 1%, soit comprise entre 1,5% et 1,75% est de 89%… contre une probabilité de 11% qu’elle augmente de 50 points de base, entre 1,25 % et 1,5 %.
Ces attentes sont étayées par un article dans le le journal Wall Street Ce qui suggère qu’il y a une hausse, l’inflation ayant continué d’augmenter en mai à 8,6 % en glissement annuel. Ce faisant, la Fed prendrait le marché par surprise, car elle aime contrôler au maximum les anticipations de politique monétaire. Sur le marché obligataire, le retournement de la courbe des taux se poursuit, entre le rendement du prêt américain à 2 ans et celui de la maturité à 10 ans, signe que les traders craignent de plus en plus un retournement de la récession de l’économie la plus importante en le monde. Sur le marché interbancaire, les tensions sont également palpables.
La descente aux enfers d’Atos
Parce que l’inflation est un phénomène mondial, elle frappe les pays sans discernement. En Allemagne, il a été confirmé à 1,1 % sur un mois en mai et à 8,7 % sur un an dans les données harmonisées de l’Union européenne.
En termes de valeurs, la purge continue Atos. La part du groupe des services informatiques a baissé de 23,38 %, portant sa baisse sur cinq jours à 45,8 %. En prélude à sa journée investisseurs, il a annoncé « un possible » Séparation en deux sociétés cotées, avec d’un côté des activités en croissance (digital + big data et cybersécurité regroupées sous la structure Evidian), de l’autre des activités en déclin (infogérance appelée TFCo). La séparation devrait avoir lieu fin 2023. Cette décision stratégique entraînera le départ du PDG Rodolphe Belmer fin septembre. Le coût du plan de transformation du groupe sera élevé.
Dans la zone, Air France-KLM il était en baisse de 13,13%. La société a réalisé son augmentation de capital pour un montant de 2,25 milliards d’euros. Elle s’est traduite par l’arrivée de l’armateur CMA CGM dans le tour de table, à hauteur de 9%.
Parmi les notes des analystes, JPMorgan a dégradé sa note Michelin de “neutre” à “sous-pondéré”, tout en abaissant son objectif de cours de 140 euros à 110 euros, tandis que HSBC est passé d'”acheter” à “conserver” un Scor.
CP