Emmanuel Macron et Boris Johnson lors d’une réunion du G20 à Rome le 31 octobre 2021. DPA/DPA/ABACA
ANALYSE – Dès le premier jour, leurs personnalités se sont affrontées et les questions controversées se sont accumulées.
Beaucoup en Europe ne le manqueront probablement pas. Et surtout pas à Emmanuel Macron. Contrairement à Angela Merkel, plus classique, le président français n’a jamais été déstabilisé par des personnalités autoritaires, originales ou disruptives. Il croyait depuis longtemps en sa capacité à influencer Donald Trump, dont il ne se dérobait pas aux louanges. Rien de tout cela avec Boris Johnson, dont le « manque de sérieux » Emmanuel Macron a toujours dénoncé, a déploré ses mauvaises manières et ses mensonges à répétition. L’Elysée n’avait pas encore réagi à la démission du Premier ministre britannique jeudi après-midi. Mais on imagine aisément que des soupirs de soulagement ont été poussés dans l’entourage du président.
Entre les deux sœurs ennemies de l’Europe, la France et la Grande-Bretagne, il y a eu de nombreux combats diplomatiques et rivalités politiques dans l’histoire récente. Mais ils ont toujours été dépassés. Paris et Londres partagent une histoire coloniale et une nostalgie commune…
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