La première ministre Elisabeth Borne, entourée des ministres Gérald Darmanin et Amélie de Montchalin, à Matignon, le 21 juin 2022. THOMAS COEX / AFP
Elisabeth Borne tient le coup. Insensible à la rumeur de son expulsion imminente, montrant qu’elle ignore les critiques sur son profil de femme robot ou trop “technique”, la Première ministre ouvre la voie, tentant de montrer qu’elle tient la route en temps de tempête parlementaire. Samedi 25 juin, près d’une semaine après l’orage provoqué par les élections législatives qui n’offraient qu’une majorité relative au camp présidentiel, le locataire de Matignon doit rencontrer le président de la République, Emmanuel Macron, pour faire le point sur l’état de l’avancement des pourparlers avec les chefs des groupes d’opposition à l’Assemblée nationale. L’enjeu : identifier les “points de convergence” qui pourraient exister avec des députés de tous bords pour construire, sinon une coalition, du moins des accords au cas par cas sur des textes jugés fondamentaux au gouvernement.
De Mathilde Panot, pour La France insoumise (LFI), à Marine Le Pen, pour le Rassemblement national (RN), en passant par Boris Vallaud (Parti socialiste, PS), Jean-Paul Mattei (MoDem) et Olivier Marleix (Les Républicains, LR ). ), le Calvados choisi aura arpenté toutes les forces qui composent l’arc-en-ciel du Palau-Bourbon. Une façon de montrer que malgré les concertations faites par Emmanuel Macron en début de semaine auprès des chefs de partis, elle est bel et bien la chef de file de la majorité. Et c’est aussi une « politique ».
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“Je ne sais pas ce que cela signifie techniquement (…). Fermé derrière [son] bureau? C’est tout le contraire de qui je suis », a-t-elle déclaré jeudi lors d’un entretien accordé à LCI, se décrivant comme « en action ». « Le projet que nous allons mettre en place tiendra compte de ce qui se dit à l’Assemblée nationale. doit écouter les propositions des autres pour construire une majorité », a-t-il prévenu.
Macron promet des “engagements”
Mais la plupart sont-ils prêts à de vrais engagements ? Le discours solennel d’Emmanuel Macron mercredi, en amont de sa marche vers un sommet européen à Bruxelles, dans lequel il a appelé “chaque responsable politique” à dire “jusqu’où il est prêt à aller”, a refroidi l’opposition, y compris les plus “constructives”. “. « Emmanuel Macron sera-t-il l’artisan d’une démocratie refondée, enfin délibérative, où l’on fait des compromis, ou ce président continuera-t-il à soutenir son pouvoir, tentant sans cesse le braconnage et la soumission des autres formations politiques ? “Il a interrogé l’ancien candidat écologiste à la présidence, Yannick Jadot, sans fermer la porte à une participation des Verts à un gouvernement de coalition, sur France Inter, vendredi matin.
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