Essonne : Deux crocodiles avaient été gardés au sous-sol d’un pavillon pendant 20 ans

Un couple d’Etréchy (Essonne) avait gardé deux crocodiles en cave pendant 20 ans. Dans le cadre de la procédure de divorce, la femme a déposé une demande auprès d’une association de protection des animaux.

Situé à Etrechy, dans l’Essonne, ce petit pavillon ordinaire abrite des locataires qui ne le sont pas. Deux crocodiles nains de 2 mètres de long vivent au sous-sol depuis 20 ans. Leur situation a été découverte après la séparation de leurs propriétaires.

M. et Mme Crocodile ont respectivement 45 et 30 ans et vivent dans deux piscines privées de lumière naturelle et dont la superficie ne leur permet pas de se baigner ou de se déplacer. Selon Le Parisien, ils appartiennent à un spécialiste de la faune en captivité qui avait initialement l’autorisation légale d’avoir ces animaux.

« Des conditions de détention très précaires »

Actuellement en instance de divorce, l’intéressé n’a cependant plus le droit de se rendre au pavillon d’Etréchy, suite à une ordonnance du juge aux affaires familiales. Un problème est de savoir que vous êtes le seul légalement autorisé à nourrir, soigner ou déplacer des crocodiles. Depuis la séparation, fin 2020, son ex-femme s’est occupée des animaux du mieux qu’elle a pu, avant de signaler la situation à l’APA elle-même.

Pour cette raison, Animal Protection Action s’est saisi de l’affaire, dénonçant “des conditions de détention très précaires”. Il a trouvé un sanctuaire allemand prêt à abriter M. et Mme Crocodile, mais entre-temps, son propriétaire s’est préparé à les récupérer.

L’homme a demandé et obtenu l’autorisation d’ouvrir un établissement d’élevage sans animaux de compagnie. Cependant, des normes doivent être respectées pour accueillir les crocodiles et les travaux ont pris du retard. Selon la préfecture, le projet fait face à une “pénurie” de certains matériaux.

Une situation intolérable pour l’APA, puisqu’elle perpétue le calvaire des deux crocodiles, détenus dans leur sous-sol d’Etrecht. L’association a donc demandé un arrêté de placement qui lui permettra de reprendre les reptiles à partir de la fin de la semaine prochaine.

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