Football : les Girondins de Bordeaux redescendus en National 1

La DNCG a décidé ce mardi de sanctionner le club des Girondins d’un licenciement administratif en raison des lourdes pertes économiques accumulées.

La descente aux enfers se poursuit à travers les Girondins de Bordeaux. Relégué en Ligue 2 à l’issue de la catastrophique saison 2021-2022, qui s’est terminée à la 20e et dernière place, le club a été sanctionné d’une relégation administrative au niveau inférieur de National 1, l’équivalent de la troisième division. sous réserve d’appel, a annoncé mardi la Ligue de football professionnel.

Bordeaux a une semaine pour faire appel

La LFP a rendu publique cette décision après l’examen économique du club girondin, propriété de l’homme d’affaires Gérard López, par la Direction nationale du contrôle et de la gestion (DNCG). L’ancien patron du LOSC et son équipe ont été auditionnés pendant une heure et demie au siège de la Ligue de football professionnel à Paris. Ils n’ont pas voulu parler à la fin de cet appel. Le club dispose désormais de sept jours pour faire appel à compter du lendemain de la notification de la décision.

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Les nuages ​​s’étaient accumulés ces dernières semaines sur ce club historique de l’élite du football hexagonal. Avant l’appel de mercredi, la direction avait tenté de négocier avec ses créanciers de King Street et Fortress sa dette de 50 millions d’euros et son ratio d’endettement. Les retombées montrent que les pourparlers n’ont manifestement pas abouti à un accord.

Gérard López s’est enlisé dans les affaires

Ce coup de massue est un nouveau coup dur pour Gérard López qui enchaîne les déboires. Mouscron, club belge qui en est propriétaire depuis 2020, a dû se déclarer en faillite après s’être vu sans renouveler sa licence professionnelle. Boavista, un club portugais également embauché en 2020, s’est vu interdire d’embaucher par la FIFA pour indemnité impayée.

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Puis, il y a dix jours, le parquet luxembourgeois a renvoyé l’homme d’affaires devant un tribunal correctionnel pour “faux” et “usage de faux” lors d’un transfert de fonds datant de 2014 entre l’écurie F1 Lotus, qui gérait alors, et le club de Fola Esch, au Grand-Duché, dont il a démissionné de la présidence en 2017.

La relégation historique de Bordeaux, club sextuple champion de France qu’il avait affronté en juillet dernier, n’a en rien aidé les affaires de M. López. “Je me suis trompé”, “C’est un échec personnel pour moi, et j’en prends la responsabilité”, avait reconnu le dirigeant le 21 mai, juste avant la dernière journée de L1. “Sauver le club est et reste mon objectif”, a-t-il ajouté. Car le malade bordelais est un gros malade du football business, mis à mal par la gestion désastreuse du fonds américain GACP en plus des crises sanitaires, télévisées et des droits sportifs qui l’ont fait sombrer durablement.

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