Le président du MoDem a exprimé ses réserves ce dimanche, sur un projet de loi que le groupe LREM a porté à l’Assemblée nationale.
Une première voix dissonante au sein de la majorité présidentielle. Ce samedi, la cheffe de file des députés LREM, Aurore Bergé, a annoncé avoir présenté un projet de loi constitutionnelle pour protéger l’accès à l’IVG. Un acte de force, faisant écho à la révocation de ce droit par la Cour suprême américaine. Le député a rapidement reçu le soutien de la Première ministre, Élisabeth Borne, et cahin-caha celui du Nupes, LFI qui se vante d’avoir déjà proposé cette mesure en 2018 et 2019. Mais le président du MoDem François Bayrou, n’y voit pas les choses de la même manière. “Je ne suis pas pour ça”, a déclaré le maire de Pau à BFMTV ce dimanche. Pour lui, “il est surprenant que ce qui se passe aux Etats-Unis provoque des réactions effervescentes dans la vie politique française”.
Différences entre la majorité
“Je ne suis pas parce qu’on retrace la vie politique aux Etats-Unis”, prévient François Bayrou. Le droit à l’avortement, bien qu’il ne soit pas inscrit dans la Constitution, n’est actuellement contesté par aucun parti politique. Cette dissonance avec le président du groupe LREM serait donc une manière de ce soutien proche du président de la République de rappeler que le MoDem est un allié du parti présidentiel, mais avec ses spécificités. Et de réactiver ses critiques du locataire de Matignon. François Bayrou a déclaré mercredi que “les temps exigent que le Premier ministre soit un homme politique”, s’adressant directement à Élisabeth Borne. Tout en soulignant que c’est à Emmanuel Macron de choisir son chef de gouvernement, et que “ce n’est pas une femme”.
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Ce dimanche, ce n’est pas le seul désaccord exprimé par le président du MoDem envers la Macronie. Sur la proposition du ministre de l’Éducation nationale, Pap NDiaye, de permettre aux chefs d’établissement d’embaucher eux-mêmes les enseignants, François Bayrou exprime également son “désaccord” et précise qu’il ne veut pas “transformer le chef d’établissement en patron de l’école”. établissement “. . Cette volonté de réformer le processus de recrutement des enseignants est pourtant défendue par le président de la République lui-même.
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