Gaz russe : les États membres de l’Union européenne s’accordent sur un plan de réduction

La Commission européenne avait demandé aux 27 de réduire volontairement leur demande de gaz de 15 % au cours des huit prochains mois, afin de pallier la chute des livraisons russes, et souhaitait des réductions obligatoires en cas d’urgence. Une proposition qui a fait frémir certains Etats, dont la Belgique.

Par AFP Publié le 26/07/2022 à 12:32 Temps de lecture : 3 min

Les pays de l’Union européenne se sont mis d’accord ce mardi sur un plan de réduction de la consommation de gaz, a annoncé la présidence tchèque de l’UE. Il évoque une réduction volontaire de 15% de la demande de gaz naturel cet hiver, précise un communiqué. Un mécanisme d’alerte est également prévu, par lequel la réduction de la demande deviendra obligatoire. L’accord prévoit également plusieurs possibilités d’abrogation.

Le conseil s’est tenu alors que les livraisons de gaz russe, dont plusieurs États européens sont fortement dépendants, connaissent une nouvelle forte baisse. “L’UE est unie et unie. La décision d’aujourd’hui montre clairement que les États membres gardent la tête haute face à toute tentative russe de diviser l’Europe en utilisant l’approvisionnement énergétique comme arme », a déclaré le ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce, Jozef Sikela.

Les 27 se sont mis d’accord sur une réduction de 15 % entre le 1er août et le 31 mars. Des exemptions et des possibilités de demander une exception à l’objectif de réduction obligatoire sont prévues. Les exemptions s’adressent aux États membres qui ne sont pas interconnectés avec le réseau gazier d’autres États membres ou aux États membres dont le réseau électrique n’est pas synchronisé avec le système électrique européen et qui dépendent fortement du gaz pour produire leur électricité .

Des exemptions peuvent également être demandées dans un certain nombre de cas, en particulier les États ayant des interconnexions limitées et qui peuvent démontrer que leur capacité d’exportation ou leur infrastructure de gaz liquéfié est utilisée pour rediriger le gaz naturel vers d’autres États membres. La Belgique, avec le terminal gazier de Zeebrugge, possède l’une des plus grandes plateformes de transit de gaz liquéfié d’Europe.

La procédure d’alerte sera activée par une décision du Conseil européen sur la base d’une proposition de la Commission. Il ciblera les cas de risque substantiel de graves pénuries de gaz ou de demande de gaz exceptionnellement élevée, ou si cinq pays ou plus ont déclaré une alerte nationale.

Les différents États sont appelés à établir des priorités dans les mesures qu’ils prendront pour ne pas affecter les habitations et les services essentiels : infrastructures critiques, santé et défense.


Les règles annoncées sont “une mesure extraordinaire et exceptionnelle prévue pour un temps limité”, indique le communiqué. Ils postuleront pendant un an.

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