Gérald Darmanin en Corse : un voyage pour apaiser

Réservé à nos abonnés

Rapport Le ministre de l’Intérieur a passé deux jours sur l’île et a eu de nombreuses réunions. Il s’est engagé à répéter l’exercice toutes les six semaines, dans le cadre du processus de discussion né après les émeutes du printemps, qui pourrait conduire à des changements institutionnels.

C’est jour de marché à Sartène (Corse-du-Sud). Les quatre ou cinq commerçants venus vendre leurs produits ont installé leurs étals, à travers lesquels les touristes se promènent. Il est à peine 8h30 du matin et, en ce samedi 23 juillet, le soleil ne tape pas encore trop fort. Gérald Darmanin était assis à la terrasse du Bien Assis. Assis devant une petite table ronde dans ce café de la place Porta, le ministre de l’Intérieur s’entretient nonchalamment avec deux élus de cette grande ville, sous-préfecture de la Corse-du-Sud, située non loin des plages de la propre

Lire aussi : Le gouvernement entame un cycle de huit réunions sur l’avenir de la Corse

Comme des dizaines d’autres consommateurs, à qui il n’a cessé de serrer la main, il goûte à la douceur matinale de cette journée qui s’annonce torride. S’il n’y avait pas son costume bleu foncé plutôt strict, cette chemise blanche parfaitement repassée et cette cravate nouée raidement autour du cou, je le prendrais pour un de ces habitués qui, tous les jours à la même heure, viennent boire leur café , devant les parisiens – le pinzutu, prononcé “pinsout” – ou autres touristes se précipitent vers les meilleures tables, à l’abri du soleil. En ce moment, ces derniers profitent du marché : miel des montagnes corses, canistrelli et fromages de l’écurie…

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, arrive à Cozzano (Corse-du-Sud), le 22 juillet 2022. KAMIL ZIHNIOGLU POUR “LE MONDE” Le préfet de Corse, Amaury de Saint-Quentin, à Cozzano (Corse -du -Sud), 22 juillet 2022. KAMIL ZIHNIOGLU POUR “EL MÓN”

Voilà deux jours que Gérald Darmanin parcourt “l’île de Beauté”, comme il le répète à chaque étape. Un parcours marathon débuté vendredi matin à Bastia, prolongé l’après-midi et le soir jusqu’à Zicavo et Cozzano, deux villages aux maisons hautes, aux volets clos et aux façades de granit caractéristiques du Haut-Taravo en Corse-du-Sud, s’est poursuivi jusqu’à Propriano et Bonifacio le le prochain jour. , avant de regagner Paris en fin de journée. Gendarmes, policiers, pompiers, élus, entrepreneurs, producteurs locaux, étudiants en école de commerce… Le ministre de l’Intérieur, qui selon son expression se sent “comme le ministre de la Corse”, effectue cette visite des repas avec soin et méthode. . Surtout, n’oubliez rien ni personne.

Feuille de route

En fait, derrière cette attention plus ou moins formelle, Gérald Darmanin a une mission : renouer les liens abîmés avec la Corse et ses représentants depuis que les nationalistes ont pris la présidence de la communauté insulaire en 2015, instaurer un dialogue respectueux, apaiser. les tensions pour conduire à d’éventuelles évolutions institutionnelles. Après les émeutes qui, aux mois de mars et avril, ont secoué l’île à la suite de l’attentat mortel qu’Yvan Colonna a subi le 2 mars à la centrale d’Arles (Boques-du-Rhône), où servait l’assassin du préfet Claude Erignac A sa peine, le ministre de l’Intérieur hérite du dossier cors. “Au pire moment”, a-t-il dit. On a évité le pire, il n’y a pas eu de mort. »

Il vous reste 64,99% de cet article à lire. Ce qui suit est réservé aux abonnés.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *