Alexandre Chauveau 07:31, 13 juillet 2022
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, veut conditionner l’octroi de titres de séjour aux étrangers dans le domaine de la langue française. Une décision proposée par le gouvernement parallèlement à une proposition d’expulsion des étrangers qui commettent des “actes graves”.
Le gouvernement proposera de conditionner la délivrance du titre de séjour pluriannuel (CSP) à la maîtrise d’un niveau minimum de français afin de conforter l’intégration, a annoncé mardi 12 juillet le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.
Aujourd’hui, pour bénéficier d’un titre de séjour, un étranger n’a plus qu’à prouver son assistance et son sérieux lors d’une formation linguistique, tout cela sans manifester le moindre rejet des valeurs de la République.
Un clin d’œil aux républicains
Passez simplement au niveau A1, le niveau de langue le plus bas possible. Gérald Darmanin souhaite donc renforcer le niveau d’exigences en français pour obtenir une régularisation, ou un titre de séjour.
Un clin d’œil aux républicains avec qui le ministre de l’Intérieur espère trouver des compromis à l’Assemblée, mais aussi dans la Concentration nationale. Marine Le Pen a également indiqué qu’elle était très favorable à une autre mesure, proposée le week-end dernier par le ministre de l’Intérieur : l’expulsion des malfaiteurs et criminels étrangers.
3 500 expulsions sur 60 000 prononcées
L’immigration était jusqu’ici le talon d’Achille de Gérald Darmanin. Seulement 5,6 % des obligations de quitter le territoire français ont été réalisées l’an dernier, soit 3 500 expulsions sur les plus de 60 000 prononcées.
Le bilan d’Emmanuel Macron dans ce domaine est donc plus faible que celui de François Hollande. L’actuel chef de l’Etat avait pourtant promis en 2019 de procéder à 100% des expulsions.