Les salariés du Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris) étaient en grève à Orly le 1er juillet 2022. SARAH MEYSSONNIER / REUTERS
Au premier jour du grand congé, vendredi 8 juillet, les salariés de l’aéroport de Paris ont voté la levée de leur préavis de grève, après avoir obtenu des augmentations de salaire de leur direction, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse. Le même jour a commencé une grève du personnel de la société qui gère la plate-forme de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, a annoncé la direction.
Lors d’une assemblée générale à Roissy-Charles-de-Gaulle, les salariés ont ratifié un accord qui prévoyait une augmentation générale de 3 % pour l’ensemble des salariés du Groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), gestionnaire des installations aéroportuaires. A cette augmentation s’ajoutent une revalorisation des grilles salariales et une amélioration des salaires d’environ 1.800 personnes dont les salaires étaient en dessous du niveau de référence de 2019, selon les précisions fournies par la CGT.
En 2021, les salariés du Groupe ADP ont accepté de réduire leurs salaires pour permettre à l’entreprise de surmonter la crise provoquée par l’épidémie de Covid-19, qui a divisé par deux le nombre de clients dans les aéroports parisiens d’ici 2020. Le groupe a également mis en place un licenciement volontaire. plans et s’engageaient à ramener les salaires à leur niveau d’avant la crise dès que les effets de celle-ci sur le trafic se seraient dissipés.
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Les interruptions ont été évitées
Cependant, certaines lignes ont déjà dépassé leur niveau d’activité en 2019, notamment les liaisons avec les territoires d’outre-mer ou celles, saisonnières, avec l’Europe du Sud. Et le Groupe ADP compte faire des bénéfices cette année, après avoir perdu plus de 1,4 milliard d’euros cumulés entre 2020 et 2021.
Le préavis de grève qui avait été initialement déposé jusqu’à dimanche soir sera formellement levé vendredi à 18 heures, a indiqué le délégué syndical CGT-ADP Daniel Bertone à l’assemblée générale.
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La fin du conflit devrait éviter des perturbations dans les aéroports de la région parisienne, qui attendent des dizaines de milliers de voyageurs en ce premier week-end de grands départs estivaux.
Jeudi, la perspective d’annulations de vols s’était déjà rétrécie en raison de la signature d’un accord entre le Groupe ADP et les pompiers de la compagnie, qui réclamaient également une amélioration. Le mouvement de lutte contre les incendies, qui a commencé le 30 juin, a conduit à la suppression préventive la semaine dernière de centaines de vols au départ ou à destination de Roissy, le principal aéroport de France.
La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) avait imposé ces annulations préventives au nom de la sécurité : la réduction du nombre de pompiers disponibles avait rendu nécessaire la fermeture d’une partie des pistes.
Des dizaines d’annulations à Bordeaux
Le syndicat FO de la société aéroportuaire de Bordeaux-Mérignac, qui emploie environ deux cents agents, a appelé à une grève d’une durée de quatre jours à partir de vendredi. A midi, 28% des vols prévus vendredi étaient annulés, en deçà des prévisions annoncées la veille par la direction, qui prévoyait 40% d’annulations.
La plupart des annulations sont attendues essentiellement à partir de 13h jusqu’en fin de journée, précise également l’adresse.
Selon le syndicat FO, quatre-vingts agents, soit la moitié du personnel présent, sont en grève. “C’est un déménagement historique à l’aéroport par son ampleur”, a commenté une source syndicale FO.
Ce mouvement social s’inscrit dans un climat de tension entre la direction de l’aéroport et le personnel de la société exploitante chargé, notamment, de l’entretien et de la mise à disposition des infrastructures et équipements.
FO dénonce “le manque d’effectifs depuis des années” et la dégradation des conditions de travail, à l’origine du “burn-out”. Il demande « des ressources humaines [supplémentaires] et une augmentation de salaire de 300 euros bruts par mois pour tous les agents ».
« Depuis 2010, nous stagnons à deux cents salariés mais, dans le même temps, entre 2010 et 2019, le trafic aérien a doublé. En quatre, cinq ans, les arrêts de travail ont quadruplé, car nos agents sont épuisés moralement et physiquement”, a précisé la source syndicale.
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Le monde avec l’AFP