Guerre d’Ukraine : qui était vraiment Wilfried, le Français mort au combat ?

L’essentiel Le Français Wilfried B., 32 ans, décédé le 1er juin dans la région de Kharkiv en Ukraine, se dit proche des mouvements néonazis. Il a rejoint la Légion internationale de défense d’Ukraine début mars.

Les messages de soutien des groupes radicaux d’extrême droite affluent sur les réseaux sociaux pour les proches de Wilfried B., 32 ans, qui s’est porté volontaire pour la Légion internationale de défense d’Ukraine.

” Notre frère d’armes est mort le 1er juin en défendant l’Europe et l’Ukraine des hordes asiatiques. Il est mort en tant qu’homme avec un AK dans les mains lors d’un bombardement russe dans la région de Kharkiv, a déclaré ” la division Misanthropie ” dans son compte Telegram dans la nuit du 3 au 4 juin, selon Libération. Cette unité néo-nazie a ajouté dans un autre article qu’elle était “morte en héros”.

En plus de ces messages de soutien, les followers de Wilfried B. ont ouvert un chaton en ligne pour ses proches. Ils avaient rapporté, le 4 juin, une centaine d’euros, toujours selon Libération.

Lire aussi : Guerre en Ukraine : la mort d’un Français “au combat” est confirmée par le Quai d’Orsay

La mère du jeune Normand, né à Bayeux, affirme sur Europe 1 être fière de son fils. ” Il a donné sa vie pour une très bonne cause. Nous sommes très mécontents. Il n’y a rien de pire au monde que de perdre un enfant. Il avait trouvé sa place. C’était super là-bas.

Qu’est-ce que le ” Pôle Misanthropie ” ?

La division Misanthropie a été fondée par des vétérans du Donbass et du Maïdan (mouvement de protestation pro-européen). D’idéologie néonazie, le groupe est au point mort depuis 2015, mais a repris du service avec la guerre en Ukraine.

Ses membres appellent “des volontaires d’extrême droite à rejoindre l’armée pour lutter” contre l’invasion russe, a déclaré à Libération Adrien Nonjon, un chercheur ukrainien d’extrême droite.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *