La situation reste précaire et dangereuse pour les militaires ukrainiens sur le terrain, tandis que les forces russes multiplient les bombardements et les tirs de missiles. Aux premières heures du vendredi 29 juillet, le centre-ville de Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, a été touché par un missile russe, selon le maire de la ville, Ihor Terekhov. Il n’y avait pas encore de bilan.
Par ailleurs, jeudi 28 juillet, des infrastructures ont été détruites, notamment dans la capitale Kyiv, faisant au total huit morts et une trentaine de blessés. Le président Volodymyr Zelensky dénonce une « terreur par missiles », mais l’état-major de l’armée ukrainienne assure que la situation reste « sous contrôle ».
Trois villages ont été repris aux Russes au cours des deux dernières semaines dans la région occupée du sud de Kherson, selon l’état-major de l’armée ukrainienne.
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Washington estime que plus de 75 000 soldats russes ont été tués ou blessés. C’est ce qu’a déclaré la députée Elissa Slotkin dans une interview à CNN.
Attaques meurtrières
Le bombardement de l’armée russe n’a cependant pas faibli jeudi. Au moins cinq personnes ont été tuées et 25 autres blessées, dont 12 soldats, lors d’une attaque contre deux hangars dans le centre de Kropyvnytskyi, a annoncé le gouverneur de la région de Kirovograd, Andrii Raikovich.
Dans la région limitrophe de Dnipropetrovsk, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées dans un bombardement, selon son gouverneur, Valentin Reznitchenko.
Dans la partie encore contrôlée par l’Ukraine dans la région orientale de Donetsk, à Toretsk, un homme et une femme ont également été tués jeudi lorsqu’un immeuble s’est effondré sous les bombardements.
Dans le sud, une école a été détruite et au moins une personne a été blessée, selon le gouverneur de Mykolaïv.
Les bombardements ne faiblissent pas en Ukraine. | ALEXANDRE ERMOCHENKO / REUTERS
Répression contre la presse
Le journal indépendant Novaya Gazeta est menacé de cesser toute diffusion après que la police russe des médias a ordonné l’annulation de ses licences d’édition Web et imprimée.
Sur son compte Telegram, la rédaction du journal a indiqué jeudi que l’agence Roskomnadzor avait déposé une requête auprès du tribunal pour révoquer sa licence de diffusion. Le site offre un accès libre et gratuit aux archives du journal, réputé pour ses enquêtes approfondies sur la corruption de l’élite russe, mais aussi sur les violations des droits de l’homme.
L’agence de presse russe TASS cite pour sa part l’agence qui explique avoir demandé la révocation de la licence de diffusion du journal pour ne pas avoir reçu “les statuts éditoriaux” à temps.
La journaliste russe Marina Ovsiannikova, qui a rendu compte du conflit en Ukraine, a été reconnue coupable de “discrédit sur l’armée russe” et condamnée à payer une amende de 50 000 roubles, soit environ 800 euros.
Relance des exportations de céréales
Les trois ports ukrainiens de la mer Noire d’Odessa, Chornomorsk et Yuzhne pour les exportations de céréales ont “repris le travail”. Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour assurer la sécurité des convois, selon la marine ukrainienne.
Kyiv et Moscou se sont également mis d’accord avec Istanbul pour servir de médiateur, ainsi qu’avec l’ONU pour autoriser la livraison à l’étranger de quelque 25 millions de tonnes de céréales bloquées dans les ports ukrainiens.
Volodymyr Zelensky a déclaré jeudi dans un message sur son compte Twitter qu’il était en contact permanent avec les partenaires de l’Ukraine afin de préparer les exportations de céréales ukrainiennes aussi rapidement et en toute sécurité que possible.
La guerre en Ukraine, jeudi 28 juillet 2022. | CARTE DE L’OUEST DE LA FRANCE chevron_gauchechevron_droite