Malgré la pression de l’Occident, la Russie a refusé d’étendre l’aide humanitaire aux Syriens pendant un an. Moscou a opposé son veto à un vote au Conseil de sécurité de l’ONU.
Article réservé aux abonnés Journaliste au service mondial Par Pauline Hofmann Publié le 08/07/2022 à 20:53 Temps de lecture : 4 min
C’est la même histoire, tous les ans ou tous les six mois, pendant huit ans. L’aide humanitaire à la Syrie, sous l’égide de l’ONU, fait l’objet de négociations (et donc de jeux politiques) entre les grandes puissances. Mais cette fois, la Russie a refusé de donner son feu vert.
Lors d’un vote au Conseil de sécurité de l’ONU, Moscou a opposé son veto à une prolongation d’un an de cette aide aux populations de la région d’Idleb, dernier bastion de l’opposition syrienne et des groupes jihadistes. Le compte à rebours a commencé pour trouver une solution d’ici dimanche. Au-delà, le mandat de l’ONU expire. Et l’aide sera simplement bloquée. Les Syriens sont pris en étau dans la guerre d’Ukraine.
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