Sorti de la bulle protectrice de la capitale, Volodymyr Zelensky réaffirme son autorité de chef de guerre. Ce dimanche, il s’est rendu à Kharkiv, dans le nord-est du pays, à seulement 40 km de la frontière russe. C’est la première fois depuis le début de la guerre que le président ukrainien s’avance, aussi loin de Kyiv. Après avoir visité la ville, Volodymyr Zelensky a fait une déclaration forte et inédite : il a annoncé qu’il avait limogé le chef des services de sécurité de Kharkiv parce qu’il “ne travaillait pas pour la défense de la ville” depuis les débuts du russe. invasion.
“Je suis venu, j’ai vu et j’ai renvoyé le chef des services de sécurité de la région, parce que je n’avais pas travaillé pour défendre la ville depuis les premiers jours de cette guerre, mais je pensais juste que ‘pour lui-même’, le président Zelensky explique dans son message vidéo quotidien.
“C’est nouveau sur la forme et sur le fond”, a déclaré le politologue Patrick Martin-Genier à BFMTV. Soit c’était quelqu’un qui n’était pas à la hauteur, soit son moral était au minimum. L’hypothèse d’une complaisance vis-à-vis des forces russes, ou de la tentation de les approcher, n’est pas non plus exclue. “Il veut des gens parfaitement loyaux à un moment où il y a une impasse militaire.”
Ce limogeage pourrait aussi envoyer un autre message, estime Patrick Martin-Genier : « L’heure n’est pas aux négociations, mais à la guerre. Zelensky veut des armes. Une réunion de responsables de l’UE devait avoir lieu dimanche à Bruxelles pour discuter d’une solution pour mettre en œuvre le sixième paquet de sanctions de l’UE contre la Russie, bloquée par la Hongrie. Le président ukrainien devrait s’adresser aux dirigeants européens lundi pour aborder la question du projet d’embargo russe sur le pétrole au début d’un sommet sur la question.