Guerre en Ukraine : Poutine accuse deux fois les États-Unis

Vladimir Poutine a accusé les États-Unis de faire traîner le conflit ukrainien et de “chercher à déstabiliser le monde”. Conflit déclenché par la Russie lors de son invasion de l’Ukraine en février dernier.

Par AFP Publié le 16/08/2022 à 10:33 Temps de lecture : 2 min

Le président russe Vladimir Poutine a accusé mardi les États-Unis de faire traîner le conflit en Ukraine et de chercher à “déstabiliser” le monde avec une récente visite à Taïwan de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi.

« La situation en Ukraine montre que les États-Unis tentent de prolonger ce conflit. Et ils font de même en cultivant la possibilité d’un conflit en Asie, en Afrique, en Amérique latine”, a déclaré Poutine dans un discours à la Conférence internationale sur la sécurité à Moscou.

“L’aventure américaine avec Taïwan n’est pas seulement un voyage d’un politicien irresponsable, mais fait partie d’une stratégie délibérée visant à déstabiliser et à chaotique la situation dans la région et dans le monde”, a-t-il déclaré.

C’est une “démonstration flagrante de leur manque de respect pour la souveraineté des autres pays et leurs obligations internationales”, a poursuivi M. Poutine, punissant une “provocation soigneusement préparée”.

Une invasion de l’Ukraine par la Russie

Les relations entre les États-Unis et la Russie, qui a envahi l’Ukraine au mépris du droit international depuis le 24 février et qui a dénoncé à plusieurs reprises les livraisons d’armes américaines au régime ukrainien ces derniers mois, connaissent une période de tension sans précédent. La défense de l’Ukraine est soutenue par les pays occidentaux, dont les États-Unis.

Visée par une série de sanctions occidentales très fortes en raison du conflit en Ukraine, la Russie cherche à renforcer ses relations avec les pays d’Afrique et d’Asie, notamment avec la Chine.


Moscou avait précédemment qualifié la visite de Mme Pelosi à Taïwan début août de “provocation”, ce qui avait provoqué la colère de la Chine, et affirmé que Pékin avait le droit de prendre “les mesures nécessaires pour protéger sa souveraineté”.

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