Guerre en Ukraine : Poutine pense qu’il n’y aura pas de nouveau “rideau de fer” en Russie

Interrogé lors d’une rencontre avec de jeunes entrepreneurs par un développeur de vaccins préoccupé par de nombreuses lacunes dues aux sanctions occidentales, Vladimir Poutine a reconnu que “la substitution des importations n’est pas la panacée”.

“Nous n’essaierons pas de remplacer totalement les importations”, a-t-il ajouté, estimant qu'”il faut travailler avec tous ceux avec qui il est possible de travailler”. “Mais pour les technologies critiques, bien sûr, nous devons avoir nos propres compétences. Nous allons les développer”, a-t-il poursuivi.

Dans sa question, l’interlocuteur de Vladimir Poutine expliquait notamment “ne pas toujours pouvoir se procurer les matières premières, matériaux, équipements d’importance cruciale” produits dans les pays occidentaux et “sans équivalent en Russie”.

Vladimir Poutine pensait aussi que la Russie ne connaîtrait pas un nouveau “rideau de fer” malgré les sanctions occidentales. Le dirigeant russe a déclaré qu'”un pays comme la Russie ne peut pas se refermer sur lui-même”.

Malgré les sanctions imposées par l’Occident à l’invasion russe de l’Ukraine et la fuite d’un grand nombre d’entreprises et d’investisseurs, Kyiv est optimiste quant à son économie : “Nous ne ferons pas l’erreur de l’Union soviétique”, a-t-il dit à Poutine. “Nous nous sommes isolés et avons créé de nos propres mains ce qu’on appelle le rideau de fer.”

Pour ce faire, la Russie pourrait se tourner vers d’autres superpuissances économiques telles que la Chine, l’Inde et le Moyen-Orient.

Les pays occidentaux ont imposé de lourdes sanctions à la Russie depuis le début de son offensive en Ukraine le 24 février, interdisant les exportations dans de nombreux secteurs tandis que les chaînes d’approvisionnement perturbées compliquent les échanges avec les partenaires alternatifs.

En mai, la Russie a publié une liste d’environ 100 catégories de marchandises dont l’importation est autorisée sans le consentement des titulaires de la propriété intellectuelle pour contourner les restrictions.

Dans le domaine médical, la ville de Moscou a indiqué en avril avoir construit, sans en préciser la date, trois usines de médicaments pour compenser la suspension des importations pharmaceutiques, dont dépendent fortement les Russes.

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