Les représentants des Vingt-Sept discuteront dimanche d’une solution pour débloquer le sixième paquet de sanctions de l’UE contre la Russie, dont la mesure phare est l’embargo pétrolier de fin d’année, a-t-on appris de sources européennes.
Ces nouvelles sanctions sont bloquées par la Hongrie, pays enclavé sans accès à la mer, qui dépend du pétrole envoyé de Russie par le gazoduc Druzhba, qui assure 65% de sa consommation.
Budapest jugeait insuffisante la proposition d’exemption de deux ans qui lui était proposée, et demandait au moins quatre ans et près de 800 millions d’euros de financements européens pour adapter ses raffineries.
La solution envisagée serait d’exclure Droujba de l’embargo pétrolier pour limiter les sanctions à la seule fourniture de pétrole par navire, selon ces sources européennes. Les deux tiers de l’approvisionnement en pétrole de la Russie vers l’UE sont transportés par camions-citernes et un tiers par le gazoduc Druzhba.
Cette proposition, à l’initiative de la présidence française de l’UE et du Conseil européen, permettrait d’aller de l’avant avec le 6e train de sanctions européennes en discussion depuis début mai.
Cet embargo sur les livraisons par voie maritime se réfère à l’arrêt des achats de pétrole dans les six mois et de produits pétroliers à la fin de l’année. Le paquet comprend également de nouvelles sanctions contre les banques russes et une extension de la liste noire de l’UE à de nouvelles personnalités russes.
Une autre option envisagée serait de reporter l’adoption de l’ensemble des sanctions jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée pour l’approvisionnement en pétrole de la Hongrie.