Le gouvernement reçoit ce mardi à midi les partenaires sociaux car les syndicats et le patronat n’ont pas réussi à s’entendre sur la marge salariale, la hausse des salaires hors indexation automatique pour les deux prochaines années.
Pourquoi est-il bloqué ?
Le problème est l’impossibilité d’augmenter les salaires en dehors de l’indexation automatique. Le cadre est fixé par la loi de 1996 et dépend de la compétitivité de notre pays, par rapport donc aux salaires des pays voisins. Cette année, la marge est fixée à… 0 %. C’est très peu pour les syndicats, qui revendiquent la possibilité de pouvoir négocier des augmentations, au moins dans certains secteurs.
Pour les patrons, c’est presque trop. Ils disent avoir du mal à rémunérer leurs salariés avec des indexations successives liées à l’inflation.
Que devrait faire le gouvernement ?
Il doit trouver des voies de médiation pour essayer de mettre tout le monde d’accord, il doit reprendre le contrôle.
Y a-t-il un espoir ?
Pieter Timmermans, directeur général de la Fédération des entreprises belges, compare avec la situation en Allemagne. “Les syndicats demandent 8%, soit 2% de moins que l’inflation”, dit-il. « Ici, nous sommes à 12 % et nous en demandons encore plus. Quelle entreprise va survivre finalement ? L’Allemande ou la Belge ? C’est la question aujourd’hui.
Thierry Bodson, président de la FGTB, estime que le défi du gouvernement sera d’apporter plusieurs éléments supplémentaires. “La dernière fois, j’avais proposé la possibilité d’obtenir une enveloppe ‘one shot’ de 500% au-delà de la marge”, se souvient-il. “Je ne sais pas s’il sera proposé, mais à mon avis, ce sera la semaine prochaine.”