Hôpital : une nouvelle mobilisation pour réclamer des augmentations de salaires et d’effectifs

Devant le service des urgences de l’hôpital Pellegrin à Bordeaux, le 19 mai 2022. UGO AMEZ POUR “EL MÓN”

En pleine crise de l’urgence et à quelques jours des élections législatives, neuf syndicats et groupements hospitaliers organisent une journée de mobilisation, mardi 7 juin, pour réclamer des augmentations de salaires et d’effectifs sans attendre le résultat de la “mission éclair” en chargé par Emmanuel Macron. D’autres actions sont annoncées, souvent devant des hôpitaux, à Grenoble, Marseille, Nantes et Toulouse, mais aussi dans des villes plus petites, comme Aurillac, Epernay (Marne) ou Cherbourg, où Emmanuel Macron est arrivé la semaine dernière dans un service d’urgences.

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Car c’est là que le feu se fume : faute de soignants, au moins 120 services ont été contraints de limiter leur activité ou s’y préparent, selon un décompte fin mai de l’association SAMU-Urgències de França. De plus, c’est son président, François Braun, qui devra présenter les conclusions de la “mission flash” au chef de l’Etat fin juin.

Vous avez un été tendu

Un retard justifié en “regardant service d’urgence par service d’urgence et SAMU par SAMU, territoire par territoire où il y a des besoins”, a déclaré M. Macron dans un entretien à la presse régionale le vendredi 3 juin, promettant de “prendre des décisions d’urgence”. dès juillet. “Mais ses adversaires y voient surtout un stratagème pour” reporter des décisions après les élections législatives du 12 juin, “alors que le système de santé est déjà” dans un état de catastrophe. ” “Nous attendons avec impatience une période particulièrement difficile mois de juillet et un horrible mois d’août”, a déclaré lundi l’urgentiste de la CGT-Salut Christophe Prudhomme. On a même adoré Pierre Schwob Tellier d’Inter-Urgences lors d’une conférence de presse le jeudi 2 juin.

Des critiques sont également adressées à l’élection de M. Braun, responsable des urgences au CHR de Metz et figure de proue de la candidature du candidat Macron lors de la récente campagne présidentielle. Il a déclaré mercredi à franceinfo qu’il n’avait pas l’intention de dresser “un énième procès-verbal” mais de “rédiger l’ordonnance” qu’attendait l’hôpital, ajoutant qu’il “a déjà des indices”. Certains figurent dans un courrier adressé à la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon, le jour de sa nomination et publié sur le site du SAMU-Urgències de France.

Les urgences de l’hôpital Pellegrin de Bordeaux fonctionnent en mode dégradé depuis le 17 mai. De 17h00 à 8h00, les patients doivent contacter le 15 avant d’être récupérés. Les appels sont reçus par le service de régulation, ici le 19 mai 2022. UGO AMEZ POUR “EL MÓN”

Elles sont parfois convenues, comme la revalorisation du travail de nuit et de week-end, “très pénible” mais augmentée de seulement 1 euro de l’heure pour les infirmiers, ce qui est “complètement absurde”, a-t-il souligné.

propositions qui divisent

D’autres idées inquiètent, comme l’obligation d’appeler le 15 pour filtrer l’accès aux urgences, mise en place à Cherbourg ou Bordeaux. Un scénario “non jouable” pour Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), qui prédit une explosion des appels au SAMU “déjà débordés”. Au risque de perdre des chances pour les patients.

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L’option a pourtant des partisans majoritaires, comme le député La République en marche de Charente Thomas Mesnier, lui aussi urgentiste, qui a jugé nécessaire pour Le Journal du dimanche de “revenir en mode gestion de crise pour surmonter le stage d’été”, voire s’il s’agit de ” recentrer ” ces services ” sur votre vrai métier, les urgences vitales. ” Désireux de ” lever les tabous “, les élus prônent même le ” SMUR sans médecin “, avec seulement des infirmiers ambulanciers pour pallier l’absence de professionnels dans le lieux, et propose de transformer les services d’urgence qu’« on ne peut plus. » garder ouverts « tout le temps. Des propositions peu en mesure d’étouffer la “bulle de mécontentement” observée par la secrétaire générale de la CGT-Santé, Mireille Stivala. Pour augmenter la pression, M. Pelloux prévoit également de “lancer une grève d’urgence avant l’été”.

Le monde avec l’AFP

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