Hospitalisations liées au Covid : Fontanet pointe le risque d’un “pic plus élevé qu’en avril”

L’épidémiologiste, chercheur à l’Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique, Arnaud Fontanet, s’est exprimé ce dimanche dans les pages du JDD. Alors qu’il célèbre le ralentissement de la croissance du taux de positivité associé à cette septième vague de Covid-19, il expose des perspectives alarmantes pour l’hôpital le 18 juillet.

C’est la grande question, alors que le Covid-19 en est à sa septième vague : quand le virus atteindra-t-il son pic de contamination, ultime tournant avant qu’il ne ralentisse ? Interrogé à ce sujet ce dimanche par le JDD, l’épidémiologiste Arnaud Fontanet prévient d’abord ce dimanche : “Les modèles doivent prendre en compte de plus en plus de paramètres et l’exercice devient impossible.”

En ce qui concerne les hospitalisations, cependant, la situation est différente. « Selon les modèles de l’Institut Pasteur, 1 700 nouvelles hospitalisations par jour sont attendues le 18 juillet, contre environ un millier ces jours-ci. Cette trajectoire nous rapproche du niveau atteint au printemps. Avec la sous-variante d’Omicron, BA2. voir même un pic plus élevé qu’en avril », confie ce membre du Conseil scientifique et chercheur attaché à l’Institut Pasteur.

Un appel à protéger les plus vulnérables

Face à ces sombres perspectives, l’expert constate toutefois un premier “ralentissement du rythme de positivité des tests” ces derniers jours.

Arnaud Fontanet appelle à ce que la protection des personnes les plus vulnérables, selon leur âge ou leur état de santé, soit renforcée en conséquence. Il décrit ensuite les rebondissements que pourrait donner cette protection : « Protéger les plus vulnérables, c’est avant tout les inviter, ainsi que leur entourage, à adopter les gestes barrières, à porter un masque, à bien s’aérer et à réduire contacts.” .

Pour l’obligation du port du masque dans les transports “à titre personnel”

Il évoque ensuite les sanitaires d’Arles cet été. Faut-il récupérer, oui ou non, certaines limitations, à commencer par le port du masque, face à la recrudescence des cas ? Arnaud Fontanet répond ici avec nuances et prudence :

“Je parle ici à titre personnel. Aux heures de pointe, je ne serais pas choqué par le retour de l’obligation de mettre le masque dans le métro ou le train. C’est un geste non contraignant, et l’obligation envoie un message simple et fort signal qui montre une intense circulation du virus”.

Jeudi soir, sur notre plateau, le président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale contre le Covid-19, Alain Fischer, avait édicté cette même position, là encore “personnelle”. “Il n’aurait pas été contre l’obligation du port du masque (…) dans certains métiers et transports”, avait-il indiqué.

Robin Verner journaliste BFMTV

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