Il n’y a pas de climatisation dans les bureaux : quels sont les droits des salariés en période de canicule ?

Le code du travail n’oblige pas les entreprises à installer la climatisation, mais l’employeur est tenu à une obligation de sécurité et de moyens qui l’oblige à assurer la santé et la sécurité de ses travailleurs.

La canicule en France rend difficile le travail dans les bureaux, notamment ceux situés dans des immeubles vitrés. La situation est encore plus compliquée si ces bureaux ne sont pas climatisés.

Dans ce cas, le travailleur a-t-il des droits particuliers en cas de températures élevées ? Le code du travail n’oblige pas les entreprises à installer la climatisation, mais l’employeur est tenu, à l’égard de chaque travailleur, à une obligation de sécurité qui lui impose de prendre les mesures nécessaires (obligation de moyens) pour assurer votre sécurité et protéger votre sécurité physique . et la santé mentale.

Obligation de moyens et de sécurité

Cette obligation de moyens n’implique pas l’installation de climatisation, mais l’employeur doit veiller à ce que l’air soit renouvelé et ventilé de manière à éviter des élévations de température exagérées dans les pièces fermées (article R4222-1 du Code du travail).

Comme le souligne Thierry Meillat, avocat de Hogan Lovells, auprès de BFM Business, la réglementation française diffère de celle appliquée en Allemagne où « des niveaux de température sont fixés, 35, 36 degrés (amenant) à des obligations différentes qui s’appliquent ».

Mais en cas de canicule extrême (alerte rouge), l’employeur a de nouvelles obligations.

“L’employeur doit adapter les horaires, il doit adapter les emplois, il doit encourager le télétravail chaque fois que c’est possible”, poursuit l’avocat.

Réévaluation quotidienne des risques en cas de surveillance rouge

Il doit également procéder à une réévaluation quotidienne des risques encourus par chacun des travailleurs en fonction :

  • la température et son évolution au cours de la journée ;
  • la nature des travaux à effectuer, notamment en extérieur ou dans des ambiances thermiques déjà à haute température, ou impliquant une charge physique ;
  • l’âge et l’état de santé des travailleurs : prise en charge particulière des femmes enceintes, des personnes souffrant de pathologies chroniques ou handicapées, etc.

Enfin, l’entreprise “doit mettre en place un document de prévention des risques qui est obligatoire pour toutes les entreprises unipersonnelles à partir du 31 mars. Il faut donc prévoir ce qu’on va faire”, par exemple en cas de canicule, souligne Thierry Meillat. .

Olivier Chicheportiche BFM Journaliste d’affaires

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