Des temps de repos insuffisants et bien plus courts qu’ils n’en ont connu par le passé, c’est ce que dénoncent les membres du personnel de Brussels Airlines ces trois jours de grève.
“Avant, on avait des périodes de repos qui étaient fonction des services qu’on faisait”, raconte Luc Martin, chef de cabinet et délégué CNE. C’étaient des “repos conséquents”. Aujourd’hui, ces pauses sont “très courtes”.
Enchaîner trois vols dans une journée, suivis d’une nuit à l’étranger et d’une nouvelle journée où les vols se succèdent, voilà le genre de situation dans laquelle se retrouve le personnel navigant des compagnies aériennes. « Par exemple, tu pars le matin pour Hurghada en Égypte. Tu fais un aller-retour, c’est-à-dire que tu pars tôt le matin et que tu rentres tard le soir. Le lendemain, en début d’après-midi, là encore, tu repars , un voyage qui pourrait être Genève, suivi d’une escale nocturne à Madrid, et le lendemain, tu reviens de Madrid, mais ça ne suffit pas, tu ne rentres pas chez toi, tu te dis “Tu peux faire l’aller-retour à Prague , par exemple. Et on peut continuer comme ça », a déclaré le commissaire Luc Martin.