Imbroglio vétérinaire : les 780 taureaux revenus d’Algérie abattus en Aveyron

Le troupeau a quitté Sète le 3 septembre pour le port d’Alger, où il n’a jamais obtenu de permis de débarquement des autorités algériennes et est resté plus de deux semaines.

Près de 800 taureaux, renvoyés d’Algérie en France après un gâchis administratif, ont été abattus ce week-end en Aveyron, a confirmé le ministère de l’Agriculture ce dimanche 25 septembre. Le troupeau avait quitté Sète le 3 septembre pour le port d’Alger, où il n’a jamais obtenu l’autorisation de débarquer des autorités algériennes et est resté plus de deux semaines.

La déclaration “IBR positif”

Selon les autorités françaises, une “difficulté à interpréter” l’état de santé de trois animaux a conduit au blocage. Les taureaux avaient été vaccinés contre la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR). Or, les documents joints à leur certificat d’exportation portaient la mention “IBR positif”, laissant supposer à tort qu’ils étaient porteurs du virus, selon le ministère de l’Agriculture.

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Après des “discussions infructueuses”, la France a finalement décidé de restituer le navire et d’euthanasier ces 780 animaux dans le cadre du protocole européen lié à la fièvre aphteuse. L’abattage a été décidé par précaution car les animaux avaient été nourris au port d’Alger avec du foin produit en Algérie, pays non indemne de fièvre aphteuse, a expliqué le ministère.

Les animaux étaient revenus de Sète jeudi. Avant le débarquement, un contrôle vétérinaire français a été effectué à bord, qui n’a révélé aucun animal malade. “Les résultats des analyses et de la visite vétérinaire n’ont montré aucun signe de contamination par la fièvre aphteuse”, a déclaré la préfecture de l’Hérault.

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Des opérations d’abattage à un abattoir de la coopérative Unicor à Rodez dans l’Aveyron qui s’est ensuite rendu dans deux autres départements se sont déroulées durant le week-end : “l’opération est terminée”, a indiqué dimanche le ministère

La coopérative aveyronnaise a confirmé dans un communiqué qu’elle avait été réquisitionnée par la préfecture pour abattre “une partie” des taureaux, et qu'”elle n’avait d’autre choix que de répondre à ce mandat”. “UNICOR regrette cette situation tant du point de vue du bien-être animal que du respect du travail des éleveurs français”, a dénoncé la coopérative.

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