Thibaut Courtois a réalisé un match exceptionnel en finale de la Ligue des Champions. Comme toute sa saison européenne. “The Wall” était infranchissable et donnait mal à la tête aux attaquants de Liverpool. Le Real Madrid doit beaucoup à son gardien dans sa 14e Coupe aux Grandes Oreilles.
Courtois n’est pas celui qui tourne 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler. S’il pense quelque chose, il le dit. Un côté “grande gueule” qui peut parfois revenir comme un boomerang mais qui en fait ce qu’il est. Bilan à quelques jours de l’apothéose parisienne : « Je suis vraiment l’un des meilleurs gardiens du monde », faut-il assumer. Le n°1 des Diables a les épaules. Mieux encore, il a certainement créé l’une de ses performances les plus réussies. Être présent à ce moment T est aussi la marque des grains. Moi Courtois en est un.
Cela fait huit ans depuis leur première finale de C1, perdue face à l’Atlético contre… le Real. Courtois n’a pas voulu revivre le cauchemar de Luz et cette tête de Sergio Ramos après la pause est venue briser ses rêves d’enfant. Il avait 22 ans à l’époque. Octopus a donc fait de son mieux pour ne pas revivre ce scénario. Mo Salah ou Sadio Mané peuvent témoigner. Quand il est dans cet état de circulation, Courtois est capable de tout. Et il a souvent la chance de le faire lors de grands événements. Au match pour le titre avec Genk, en quart de finale contre le Brésil, on peut ajouter une autre classe de maître. Sa nuit parisienne était magique.
L’UEFA ne s’y est pas trompée et l’a nommé l’homme du match. La presse internationale s’est préparée à lui envoyer des éloges. Avec une note moyenne de 9/10, il frôle la perfection. “Si le Real a plié sans jamais casser, il le doit à son géant belge. […] Son chef-d’œuvre continuera d’être cette manchette face à un Salah lancé à toute vitesse (82e), écrit Eurosport, qui qualifie sa prestation d'”immense”.