La fin de la canicule dans le sud-ouest semble avoir sonné l’heure du calme. Les incendies qui ont jusqu’ici détruit 20.800 hectares de forêts en Gironde depuis le 12 juillet n’ont pas progressé depuis deux jours. Ce qui laisse espérer un retour chez eux pour les habitants des zones évacuées. Ils sont près de 37 000.
Jeudi soir, environ 6 000 personnes ont pu regagner leur domicile dans plusieurs localités (Pyla-sur-Mer, Cabanac, Villagrains, Budos et Saint-Magne). Quelques heures plus tôt, la préfète de Nouvelle-Aquitaine, Fabienne Buccio, avait demandé de la “patience” aux habitants du quartier, ajoutant que si la situation s’améliore, la bataille “n’est pas encore terminée” et les incendies “ne sont pas encore éteints”. ils n’ont pas non plus été corrigés.” .
Parmi les habitants, certains n’ont plus de maisons, ou des maisons partiellement détruites. Et s’il est encore difficile d’avoir un chiffre précis, ont déclaré plusieurs personnes, notamment dans la commune de Guillos. Sa maison a été engloutie par les flammes. Et la question de l’indemnisation sera posée. Selon Le Parisien, l’hypothèse d’un décret catastrophe naturelle est pour l’instant écartée par le ministère de l’Intérieur.
Souscrire une assurance habitation
Que faire alors ? Vous devrez vous référer à votre assurance habitation, sachant que la couverture incendie et explosion est obligatoire dans toutes les polices d’assurance habitation pour les locataires, et recommandée pour les propriétaires. « Si vous avez souscrit une assurance habitation et que vous avez un sinistre incendie ou explosion, vous devez en aviser votre assureur dans les plus brefs délais. Il décidera s’il est nécessaire ou non de faire appel à un expert avant de vous indemniser”, explique le site du Service public. Le site spécialisé Monexpertdudroit insiste sur l’importance de déclarer le sinistre le plus tôt possible. “Quel que soit le responsable ou la cause de l’accident, l’assuré dispose de cinq jours ouvrables pour déclarer l’incendie à sa compagnie d’assurance”, abonde le site de LeLynx.
“Vos coordonnées, le numéro du contrat d’assurance habitation, la date de survenance de l’accident, ses causes et une description des dommages causés” doivent être indiqués dans la déclaration de sinistre précise. Cela peut se faire par téléphone, en agence ou en ligne en remplissant le formulaire disponible sur le site internet de la compagnie d’assurance concernée.
Cependant, si les autorités ont pris un arrêté d’interdiction d’hébergement, la loi stipule que « le propriétaire ou l’exploitant est tenu de fournir aux occupants un logement décent répondant à leurs besoins. »
Et pour les vacanciers ?
Les maisons ne sont pas les seules à être parties en fumée. Cinq campings de la Dune du Pilat, dont celui rendu célèbre par le film de Franck Dubosc, ont dû être évacués, laissant derrière eux un paysage désolé. Les vacanciers contraints de quitter leur camping, hôtel ou logement de vacances en raison de l’avancée des flammes seront automatiquement remboursés. “Ils n’ont rien à craindre, l’assurance professionnelle est efficace et les délais de remboursement sont généralement assez courts”, explique Olivier Moustacakis, co-fondateur du comparateur Assurland, à Capital.
En revanche, pour les personnes ayant fui le domicile de leur propre initiative, et non en raison de l’obligation des autorités et sans que l’établissement ait été touché par l’incendie, là encore, il faudra recourir à leur assurance personnelle. Les campings et les hôtels ne sont pas tenus de les rembourser. “Tout dépend du contrat signé, mais la plupart des compagnies d’assurance exigent un motif valable avant de vous indemniser”, poursuit Olivier Moustacakis. Et pour percevoir une indemnisation, qui ne couvrira qu’une partie de vos frais de réservation, l’assurance devra considérer l’incendie comme un cas de force majeure.
Et pour ceux qui souhaitent annuler leur séjour si l’établissement est ouvert, cela dépendra « du contrat conclu avec l’hébergeur, mais aussi de l’assurance dont dispose l’assuré. Il faut regarder toutes les possibilités. Si un décret de catastrophes naturelles était pris, cela faciliterait le processus d’indemnisation », explique La Voix du Nord Robert Bréhon, président de l’UFC – Que Choisir Hauts-de-France. Par conséquent, pour ceux qui ont une assurance multirisque, il ne devrait y avoir aucune difficulté.