Incidents au Stade de France – Le préfet Didier Lallement revient sur le chiffre de 30.000 à 40.000 billets contrefaits : “peut-être que je me suis trompé”

Après Gérald Darmanin, c’est au tour du préfet de police Didier Lallemant d’être entendu par le Sénat sur les incidents survenus au Stade de France lors de la finale de la Ligue des champions.

Devant le Sénat, le préfet de police de Paris a reconnu que la gestion policière autour de la finale de la Royal Champions League Madrid-Liverpool le 28 mai était “évidemment un échec”.

“C’est évidemment un échec parce que des gens ont été bousculés ou agressés alors qu’on leur doit la sécurité”, a déclaré Didier Lallement, évoquant “l’image ébranlée” de la France. “C’est une blessure pour moi”, a-t-il ajouté. Sur ces mêmes actes d’agression, il évoque “300 ou 400 personnes, peut-être plus, ont pu pénétrer dans l’environnement et commettre des actes de vol”.

30 000 à 40 000 faux billets ?

Concernant le chiffre de 30.000 à 40.000 contraventions présenté par le ministre de l’Intérieur à la suite des incidents, le préfet de Paris a indiqué d’emblée qu’il “assume pleinement” ce chiffre qu’il a lui-même transmis à Gérald Darmanin. “C’est moi qui l’ai vu par terre.”

Puis Didier Lallement a pris du recul et a reconnu : “Je me suis peut-être trompé sur le chiffre de 30 à 40 000, mais je n’ai jamais prétendu que le chiffre était de quelques milliers tout à fait juste.” Il affirme que des dizaines de milliers de personnes munies de faux billets ne se tenaient pas devant les grilles du stade : “Évidemment, personne n’a dit ça.”

“Le chiffre n’avait pas une vertu scientifique mais simplement la remontée de l’information. (…) Peut-être que je me suis trompé sur le chiffre donné au ministre, mais je n’ai jamais dit que ce chiffre était parfaitement juste », Didier Lallement, préfet de police #Sénat pic.twitter.com/YIhwkv6pyU

– Sénat (@publicsenat) 9 juin 2022

Une présence de faux billets qui n’était pas “prévue” par la police, reconnaît le préfet. Les détenteurs de ces bulletins n’ont en aucun cas été interpellés : “aucun élément en la matière au niveau pénal ne leur permettait de le faire”.

Entre autres, le préfet de police de Paris a également justifié les gaz lacrymogènes déployés sur des supporters souvent innocents. “Nous avons utilisé des gaz lacrymogènes, la seule façon dont nous savons que la police est de repousser une foule, sauf de la charger. Je pense que cela aurait été une erreur de charger les gens. Les gaz lacrymogènes ont fonctionné. Je suis très conscient que les gens de de bonne foi ils ont été gazés, parfois même des familles, je suis désolé, mais il n’y avait pas d’autre moyen. »

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