La commission R présente notamment l’affaire Jürgen Conings comme “une illustration des carences constatées ces dix dernières années dans les services de renseignement”.
Par Belge Publié le 06/09/2022 à 06:29 Temps de lecture : 2 min
Il y a des failles majeures dans le système belge de renseignement et de sécurité, selon le rapport 2021 du Comité R, présenté mercredi au huis clos et diffusé jeudi par Sudinfo.
Le Comité R a notamment étudié l’affaire Jürgen Conings, qu’il considère comme « une illustration des carences constatées ces dix dernières années dans les services de renseignement » : manque d’effectifs, rotation élevée du personnel, perte d’expérience, absence d’une politique claire d’extrémisme , échanges d’informations défaillants au sein de la Défense et entre les différents acteurs de la sécurité…
Voir aussi La Belgique (politique) n’a pas de culture de la sécurité, mais elle peut être soignée
« La marge de progression est importante », note le Comité qui demande une refonte complète du SGRS et demande un contrôle plus approfondi des personnels de la Défense, tant civils que militaires.
Certains d’entre eux, apprend-on, n’ont jamais été soumis à ce contrôle de sécurité lors de leur candidature, de leur recrutement ou au cours de leur carrière, ou une seule fois.
Le Comité R note également “l’impolitesse et l’irresponsabilité” de l’Autorité de sécurité nationale. “Cet organisme public qui délivre les habilitations de sécurité n’est pas connecté à la base de données commune. Il ne l’a même pas demandé”, écrit Sudinfo. Cette banque, gérée par l’Ocam, regroupe tous les fichiers des personnes pour la menace qu’elles représentent.
L’organisation note également un manque de vigilance vis-à-vis des “dizaines d’étudiants militaires étrangers fréquentant nos universités” et appelle à une analyse des risques avant de les accueillir.