Inondations : En cas d’urgence, la nature passe au second plan

Les missions de sécurité et de réparation d’urgence ont souvent laissé de côté le souci de préserver l’environnement et le fonctionnement naturel des cours d’eau. Ce sera pour plus tard, promis.

Article réservé aux abonnés Journaliste au service de la Société Par Michel De Muelenaere Publié le 12/07/2022 à 06:00 Temps de lecture : 9 min

Dans la petite cité sociale de Fraipont, le soleil est revenu. Ici et là, des traces. Mais jardinières, piscines gonflables et portes de garage ouvertes sur des voitures cirées semblent exorciser le souvenir des inondations de juillet 2021. Pourtant, difficile de passer à côté. Dans tous les villages on en voit les marques : maisons vides, boutiques abandonnées, ponts en ruine, routes en réfection… La rivière, pourtant, a toutes les allures d’une bête domestiquée. Après avoir rasé son espace historique où les humains se sont installés, se souvenant ainsi qu’elle peut le récupérer à tout moment, Vesdre a trouvé son petit lit. La sécheresse lui donne un air faussement puni. L’environnement a été nettoyé; les marges reconstituées, tapissées de roche, parfois bétonnées.

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