Après une première photographie publiée la veille, la NASA a dévoilé mardi 12 juillet toutes les premières images du plus puissant télescope spatial jamais conçu, James Webb, des photos qui marquent le début de ses opérations scientifiques, attendues depuis des années par les astronomes du monde entier. monde. .
Lundi 11 juillet, une première image prise par le télescope a été diffusée, illustrant les temps lointains du cosmos, en présence du président américain Joe Biden, qui a salué un moment “historique”. La photographie, pleine de détails, montre des galaxies formées peu après le Big Bang, il y a plus de 13 milliards d’années.
L’une des principales missions de James Webb, un joyau d’ingénierie d’une valeur de 10 milliards de dollars et le télescope spatial le plus puissant jamais conçu, est, en fait, l’exploration du jeune Univers. Cette première démonstration visait à donner un aperçu de leurs capacités dans ce domaine.
Mais ce n’était qu’une des cinq cibles annoncées par la Nasa pour ce véritable sac surprise, qui marque officiellement le début des observations scientifiques du télescope, et dont le contenu avait jusqu’ici été soigneusement gardé secret afin de créer le suspense. Parmi elles : les images de deux nébuleuses, des nuages très photogéniques et des gaz et poussières géants.
La nébuleuse Carina, située à environ 7 600 années-lumière, illustre la formation d’étoiles. Elle abrite de nombreux massifs, plusieurs fois la taille de notre Soleil.
La nébuleuse de l’anneau sud est une nébuleuse dite planétaire (bien qu’elle n’ait rien à voir avec les planètes) : c’est un énorme nuage de gaz qui entoure une étoile mourante.
Autre objectif : le Quintette de Stephan, un groupe de galaxies en interaction.
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Aventure scientifique
Le dernier objet cosmique dont l’observation a été révélée mardi est une exoplanète, c’est-à-dire une planète en orbite autour d’une étoile autre que notre Soleil, l’un des principaux axes de recherche de James Webb.
Il n’a pas été réellement photographié, mais analysé par spectroscopie, une technique utilisée pour déterminer la composition chimique d’un objet distant. Dans ce cas, WASP-96 b, une planète géante composée principalement de gaz.
En combinant les données précédemment obtenues grâce à d’autres télescopes et celles de James Webb, “on pourra probablement détecter de la vapeur d’eau” dans son atmosphère, estime auprès de l’AFP José A. Caballero, astronome au Centre d’astrobiologie d’Espagne et spécialiste des exoplanètes .
Ces données “seront intéressantes pour voir les capacités du télescope et des instruments”, a-t-il ajouté, même s’il considère cette première exoplanète comme un peu “ennuyeuse”, et s’attend à ce qu’elle soit observée de plus petite taille et moins chaude.
James Webb avait été lancé dans l’espace il y a environ six mois, le jour de Noël, depuis la Guyane française par une fusée Ariane 5. Fruit d’une grande collaboration internationale, et en construction depuis les années 1990, se situe à 1,5 million de kilomètres de la Terre.
La publication de ces premières images marque le début d’une immense aventure scientifique, qui devrait durer de nombreuses années et transformer notre compréhension de l’Univers.