Dans une finale difficile, le coureur français de 29 ans a fini par céder sa place au peloton pour rejoindre les trois premiers hommes avant de lancer son effort assez tôt pour éviter un retour des sprinteurs. “La finale a été chaotique et assez technique”, a commenté Philipsen après la course. « J’ai perdu la roue d’un coéquipier à un kilomètre et demi de l’arrivée, après avoir mal jugé un virage. profit d’eux.”
“C’est une grosse déception, car j’ai gagné le sprint facilement. C’est donc une occasion manquée, mais ce que Laporte a réalisé est incroyable. Je dois tourner la molette dans ma tête et recommencer pour le sprint de dimanche”.
©PHOTONEWS
Christophe Laporte : “Il ne m’a pas dit que ça dépendait de moi”
Christophe Laporte a empêché la France de terminer la Grande Boucle sans la moindre victoire d’étape, comme ce fut le cas en 1926 et 1999. Le Français de Jumbo-Visma a également signé son premier succès en Grand Tour. “C’est dur à réaliser, je suis super content”, a réagi Laporte au micro des organisateurs. “L’équipe m’a fait confiance. A 100 kilomètres de l’arrivée, Wout (van Aert, NDLR) m’a dit qu’il ne se sentait pas assez fort pour sprinter, et que c’était à moi de jouer. La dernière fois je dis que c’était à Paris – Nice, où j’ai gagné.”
Christophe Laporte a accéléré à 1,5 km de l’arrivée, avant de reprendre les trois premiers hommes puis de s’imposer d’1 seconde sur Jasper Philipsen (Alpecin-Deceunick) et l’Italien Alberto Dainese (DSM).
“En finale, notre mission était de sécuriser la position de Jonas (Vingegaard, le maillot jaune, ndr). C’est Wout qui s’est occupé de tout et à 3 km de l’arrivée j’ai entendu dans mes écouteurs qu’il avait carte blanche.” , explique le gagnant du jour. “Il y avait une petite chicane dans laquelle il y avait une petite cassure, j’en ai profité pour faire le saut avec les trois coureurs devant. Puis j’ai accéléré à 500 mètres, fait demi-tour et y avais fait un trou. Je suis tombé un peu à la fin, mais quand même ça suffisait, j’avais même le goût de franchir la ligne. C’est énorme pour moi, gagner une étape du Tour de France c’est le rêve de tout coureur. Je ne suis pas venu Avec cet objectif, j’étais déjà très content avec tout ce que je pouvais faire pour l’équipe dans ce Tour. Et si je devais travailler pour Wout aujourd’hui, ça me convenait aussi. Je pensais que j’aurais peut-être une chance la troisième semaine, et elle l’a prouvé. Cela ne semble pas tous les jours, elle compte aussi ne pas repartir bredouille de la patrie, mais s’il y avait déjà eu des victoires françaises, j’aurais beaucoup aimé aussi. Les crans c’est encore mieux.”
S’il a signé la première victoire française, Laporte a aussi offert une 5e victoire d’étape à la formation Jumbo-Visma dans ce Tour 2022.
Wout van Aert : “La suite sera un bonus”
Après avoir pris la 3e place de l’ultime étape de montagne jeudi à Hautacam, Wout van Aert (Jumbo-Visma) a estimé qu’il n’avait pas les jambes pour se lancer dans la lutte pour la victoire ce vendredi. “Cette étape était très rapide et après les efforts d’hier, je ne me sentais pas capable de sprinter pour la victoire, même si c’était généralement un sprint pour moi”, a déclaré Wout van Aert aux organisateurs.
L’étape a été remportée par le Français Christophe Laporte, coéquipier de van Aert dans Jumbo-Visma. “A mi-parcours de l’étape, je lui ai dit que c’était à lui de décider”, explique WVA. “Vous ne pouvez pas parler de récompenses parce que le cyclisme ne fonctionne pas comme ça. Mais avec tout ce qu’il a fait pour moi, surtout au printemps, cela signifie beaucoup de le voir gagner aussi. Il a montré au monde à quel point il est fort. Je lui dis souvent ça, mais il ne veut pas me croire”, ajoute le Belge à propos du Français, qui l’a rejoint à Jumbo-Visma l’hiver dernier. “Je le connais depuis des années, bien avant que nous soyons coéquipiers. J’ai beaucoup couru avec lui cette année, d’abord j’ai vu qu’il était fort en plat et pour mener les sprints, mais il est aussi très bon en montagne.” surtout sur les petites ascensions, comme il l’a montré ces derniers jours”, raconte van Aert, vainqueur de deux étapes du Tour 2022.
“Maintenant, il reste deux étapes. L’an dernier, j’ai gagné le contre-la-montre et les Champs Elysées. Cela ne veut pas dire que je peux le refaire, mais je peux essayer. Bonus”, conclut l’Anversois, qui est sûr de retourner . de Paris au maillot vert, son objectif au départ du Tour.