Ce lundi soir à Anderelcht, Bruxelles Environnement a présenté aux habitants du quartier son projet pour les lacs de Neerpede. Le ton est parfois haussé chez les citoyens et auprès du ministre bruxellois de l’Environnement, Alain Maron (Ecolo).
“Nous sommes venus dire que nous étions contre et ils sont venus nous dire à quel point le projet était important. Évidemment, ce n’est pas compatible.” Yannick Laurent, du collectif Sauvegardons Neerpede, avait préparé le coup. Agents bruxellois Le ministre de l’Environnement Alain Maron et le maire d’Anderlecht Fabrice Cumps (PS) sont tombés devant un mur d’opposants au projet, armés de leurs affiches et de leur envergure, hier soir. La présentation du projet d’aménagement de l’étang du milieu tourna rapidement à l’accusation. « Vous allez détruire la biodiversité, pourquoi revenir aux baigneurs ? Eux et leurs compagnons affectera l’environnement du parc. Je scrolle !”
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Pour rappel, Bruxelles Environnement a pour objectif de transformer le bassin du milieu en un lieu de baignade en plein air. Un maximum de 225 personnes pouvaient se baigner à la fois. Pour ce faire, des pontons en bois seraient installés pour délimiter la zone de baignade qui couvrirait un bon tiers de l’étang. L’autre partie abriterait une roselière qui traiterait l’eau et la garderait propre.
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L’agence prévoit également de verdir les marges actuellement bétonnées et de recréer un lien vers le plus grand bassin à l’ouest du parc. La flore envahissante serait également éliminée. Bruxelles Environnement déposera la demande d’autorisation pour ce projet à l’automne 2022. Une enquête publique suivra où chacun pourra exprimer ses craintes.
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Dialogues sourds
“On va améliorer la biodiversité, on va rendre l’espace plus vert”, Alain Maron se défend. “Nous savons que les zones de baignade sont très demandées à Bruxelles. Nous avons étudié plusieurs endroits. Ici, c’est le plus adapté.”
Bruxelles du futur L’environnement doit récupérer la gestion de tous les étangs du secteur et des parcs qui les entourent. L’agence entend les verdir et installer des aires de loisirs, notamment sous le ring. L’aménagement de la zone de baignade n’est donc qu’une première phase. Yannick Laurent l’avoue volontiers « Il y a du bon dans ce projet. Mais elle s’inquiète de la pression des baigneurs et de leurs accompagnants sur l’environnement et les transports. “Il n’y a qu’un seul tram pour arriver ici ” (ligne 81, ndlr). Il accuse également un manque de communication sur le projet. “Sans les réseaux sociaux, personne n’aurait su. C’est juste sur le site de l’agence, mais il n’y a aucun signe autour de l’étang du milieu. Une toutes les cases a été distribué à des voisins très proches, mais cette affaire touche tous les habitants d’Anderlecht. »
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Les voisins ne sont pas tous d’accord les uns avec les autres. L’un d’eux nous raconte que pour cette présentation les opposants se sont mobilisés. “C’est son discours qui ressort. Mais il y a des gens qui y sont favorables et c’est beaucoup plus discret ». Un jeune couple qui s’arrête pour écouter les échanges, parfois vifs, entre les voisins et le ministre : “Ce sont des personnes âgées qui se plaignent de leur tranquillité d’esprit. J’habite ici et j’aimerais pouvoir nager près de chez moi.”
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Une autre épingle viendra classer les rivaux “égoïste” : “Bruxelles a besoin d’espaces comme ceux que propose Bruxelles Environnement. Il y a encore des réflexions à faire, notamment sur la gestion de la citoyenneté, mais il ne faut pas s’y opposer automatiquement, de manière égoïste. Il y a une notion d’intérêt général que certains font ne pas comprendre “. Il pointe aussi du doigt le discours de certains opposants : “Ils ont peur que des jeunes viennent dans leur quartier. Moi aussi j’habite ici et ça ne me dérange pas.” Alors qu’il nous dit cela, nous entendons quelqu’un crier : “Je ne veux pas balayer mon quartier.” Le collectif Saergardons Neerpede se détache de telles affirmations en disant craindre l’arrivée d’une “foule”.
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Une pétition contre le projet recueille 3800 signatures.