“Je n’irais jamais travailler en short” : quelles sont les règles ?


Short ou pantalon ? Jupe ou robe ? Avec ces températures élevées, la tentation est grande de venir avec des vêtements plus légers. Mais est-ce autorisé ? Quelles sont les règles à ce sujet ?

Les températures estivales actuelles donnent envie d’opter pour une robe plus légère. Beaucoup d’ouvriers semblent cependant hésitants à franchir le pas : « Je n’irais jamais travailler en short, dit l’un, il faut être couvert au moins, voire plus qu’un minimum. Une tenue correcte, mais dans laquelle on se sentir à l’aise », dit un autre.

En fait, il n’y a pas de règles précises, selon l’avocat du travail Bruno-Henri Vincent : “Il n’y a pas de loi. Porter ou non la cravate est une question d’usage au sein de l’entreprise.”

C’est pourquoi Benjamin a décidé, presque naturellement, d’opter pour le short sur son lieu de travail : “Je savais que j’allais être dans un studio toute la journée, où il fait aussi assez chaud, alors j’ai opté pour le short, par commodité.

A la SNCB, dès le début de cet été, les assistants de train qui le souhaitent peuvent venir en bermuda : “Un train fait parfois jusqu’à 250 m de long, et on les fait sur deux étages, on s’arrête et on repart pour on marche beaucoup. Parfois il fait très chaud et certains trains n’ont pas de climatisation. C’est très important que notre personnel se sente bien en uniforme”, a déclaré Marianne Hiernaux, porte-parole de la SNCB.

“Bien sûr, il va falloir tester. Il faut voir si la mesure sera bien accueillie par nos voyageurs”, ajoute-t-il, “aujourd’hui c’est clairement plus acceptable d’avoir quelqu’un en short dans le cadre des travaux. Là encore avec des périodes de fortes chaleurs qui sont plus récurrentes et plus fortes. »

C’est le Comité pour la Prévention et la Protection au Travail (CPPT) de chaque entreprise qui détermine ce qui peut ou ne peut pas être fait. Selon le secteur dans lequel vous travaillez, un code vestimentaire peut être imposé pour des raisons de sécurité ou d’hygiène, par exemple. Ce type de code vestimentaire devrait être clairement réglementé dans une convention collective.

Les règles relatives au travail en cas de températures élevées sont établies par l’indice WBGT, qui combine température et humidité. Par exemple, pour des travaux très légers, on peut monter jusqu’à 29°C, mais pour des travaux lourds ou très lourds, on descend à 22°C.

Et le « code vestimentaire » ?

Romain hésitait à choisir un short pour sa journée de travail, mais à la dernière minute il a changé d’avis : « Ouais, qu’on ait des réunions ou pas, qu’on aille rencontrer des gens extérieurs ou pas. La réponse arrive assez vite. On essaie de maintenir un certain ‘debout’ pour venir travailler. On préfère porter des pantalons ou des jeans assez élégants », justifie-t-il.

Les employeurs ont le droit d’imposer un certain “code vestimentaire” selon la fonction qu’ils exercent, mais cela doit toujours être fait sans discrimination et de manière objective.

Si la réglementation du travail ne stipule pas expressément que les hommes ne peuvent pas porter de short ou qu’ils ne sont pas tenus d’opter pour un code vestimentaire particulier, ces derniers auront théoriquement le droit d’aller travailler en short. Bien sûr, le bon sens sera également toujours de mise.

Pour le télétravail, en revanche, il n’y a pas de règles ni d’obligations.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *