Le secrétaire général de l’Alliance atlantique veut renforcer le flanc oriental de l’Alliance en réponse à l’invasion russe de l’Ukraine.
Par la rédaction Publié le 29/06/2022 à 08:42 Temps de lecture : 2 min
La Russie représente une “menace directe” pour la sécurité des pays de l’Otan, a déclaré mercredi le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, alors que les Alliés décideront, lors d’un sommet à Madrid, d’un renforcement significatif de leur présence militaire sur le flanc est de l’Otan. L’OTAN, en réponse à l’invasion russe de l’Ukraine.
“Nous dirons clairement”, lors du sommet qui doit revoir la feuille de route de l’Alliance pour la première fois depuis 2010, “que la Russie représente une menace directe pour notre sécurité”, a-t-il déclaré à son arrivée au parc des expositions d’Ifema dans la banlieue de la capitale espagnole. Cette menace posée par la Russie sera reflétée dans le nouveau “concept stratégique” – sorte de manuel révisé périodiquement du traité fondateur datant de 1949 – que les chefs d’Etat et de gouvernement des 30 pays alliés devront approuver mercredi.
Lire aussi Hubert Védrine : « Du point de vue de Poutine, ce n’est pas perdu » Le concept actuel, approuvé en 2010, présentait la Russie comme un partenaire stratégique et n’évoquait pas la Chine, devenue entre-temps un monde de puissance.
La Finlande et la Suède unissent leurs forces
M. Stoltenberg a réitéré la prochaine étape de la procédure d’adhésion de la Finlande et de la Suède après que la Turquie a levé mardi son veto sur la candidature des deux pays nordiques. “Les dirigeants (alliés) prendront la décision historique d’inviter la Finlande et la Suède”, a-t-il déclaré. Selon lui, ce sera l’une des adhésions les plus rapides de l’histoire de l’OTAN. “Il ne reste que quelques semaines entre la demande d’adhésion et l’invitation (à adhérer) maintenant”, a déclaré M. Stoltenberg. Lire aussi Adhésion de la Suède et de la Finlande : fumée blanche au sommet de l’Otan
Le protocole d’adhésion devra ensuite être ratifié – souvent par le biais du parlement – par les 30 Etats membres actuels, a-t-il rappelé, disant s’attendre à une ratification rapide.