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La France devrait échapper, au moins d’ici 2022, à la récession tant redoutée. Malgré un début d’année négatif, la croissance annuelle devrait atteindre 2,3 %, un chiffre certes modéré après 6,8 % en 2021, année de la reprise post-Covid. Mais “pas loin du rythme moyen de la décennie d’avant la crise sanitaire”, précise l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) dans sa note de conjoncture publiée vendredi 24 juin. Ce sont les bonnes nouvelles.
La mauvaise nouvelle est que la France, comme l’économie mondiale, n’a pas éliminé l’inflation. Les prix à la consommation, en hausse de 5,2 % en mai, un niveau jamais vu depuis 1985, continueront d’augmenter au cours des prochains mois, et pas seulement pour l’énergie. L’inflation va « s’élargir », touchant de plus en plus les services, voire les produits alimentaires et manufacturés, en raison des effets de chaîne de la hausse des prix à la production. Fin juin, il devrait atteindre 5,9 %, puis approcher les 7 % en septembre, avant de se stabiliser en fin d’année, selon les calculs de l’Insee, qui se basent sur l’hypothèse d’un baril de pétrole à 120 dollars (111 euros). ).
Fortes incertitudes
Ces prévisions restent entachées de fortes incertitudes : l’évolution des prix du gaz et des matières premières dans les mois à venir déterminera la forme de la courbe. De plus, une rupture totale de l’approvisionnement en produits énergétiques russes ou de nouveaux blocus en Chine pourraient « tester » ce scénario et annoncer une inflation beaucoup plus élevée. A noter également que sans le bouclier tarifaire lancé par l’exécutif en début d’année et reconduit jeudi 23 juin, et la remise à la pompe, la hausse des prix à la consommation en France aurait été encore plus importante. . , autour de deux points, atteignant environ 7 % en mai et 9 % en fin d’année.
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Autant dire qu’avec la poursuite de l’inflation et la montée des inégalités, le pouvoir d’achat sera plus que jamais au centre des préoccupations. En fait, les Français ont été touchés de différentes manières par la hausse des prix. En avril 2022, le niveau moyen de l’inflation en France était de 4,9 %. Mais pour un agriculteur ou une personne de plus de 75 ans, il était en réalité de 5,9 %, alors qu’il n’était « que » de 4 % pour les moins de 30 ans, calcule l’Insee.
Les revalorisations du salaire minimum, du point d’indice de la fonction publique, des retraites et des minima sociaux, la suppression de l’impôt soutiendront les revenus des familles.
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