La libération conditionnelle de Patrick Balkany a été suspendue suite à un appel du parquet

L’ancien maire de Levallois-Perret Patrick Balkany et son épouse, Isabelle, au tribunal de Paris en septembre 2019. THOMAS SAMSON / AFP

L’ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) Patrick Balkany est actuellement en prison. Le parquet d’Evry a fait appel, lundi 30 mai, de la libération conditionnelle décidée le même jour par le tribunal d’exécution de la peine.

« L’appel de l’acte d’accusation est suspendu jusqu’à ce que la chambre de l’exécution de l’arrêt de la cour d’appel de Paris se prononce, dans le délai [maximal] deux mois », a indiqué la procureure d’Evry Caroline Nisand dans un communiqué. Jusqu’à cette nouvelle décision, Patrick Balkany reste en prison à Fleury-Mérogis (Essonne).

Lors de l’audience devant le tribunal de la peine, le parquet d’Evry a estimé que M. Balkany “exprime toujours son opposition au principe de sa condamnation, malgré son caractère définitif, ce qui n’augure rien de bon pour le respect de la mesure d’aménagement de la peine sollicitée”. .

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Selon le parquet, l’ancien ex-président républicain (LR) “ne justifie, au maximum, que le versement d’un montant total d’environ 7.000 euros, à partir de février 2022, alors que dont la dette fiscale à l’origine de l’indemnisation s’élève à plus de quatre millions d’euros”.

Risque de récidive jugé “extrêmement faible”

Après une première peine de cinq mois d’emprisonnement, M. Balkany, 73 ans, a été libéré avec un bracelet électronique de santé en février 2020, mais a finalement été renvoyé en prison le 7 février 2022 en raison de nombreux manquements à ses obligations, selon la justice.

Le tribunal de jugement d’Evry avait accordé lundi une nouvelle libération conditionnelle, cette fois sans bracelet électronique. “Cette décision est irréprochable en droit, car rien ne justifie le maintien en détention d’un homme de 73 ans qui a déjà purgé les deux tiers de sa peine”, ont indiqué ses avocats, Me Robin Binsard et Romain Dieudonné. Presse (AFP).

Selon le tribunal, « la reconnaissance des faits par l’intéressé, la gravité de la sanction prononcée, y compris à l’égard de son épouse, les conséquences des crimes commis et sa sanction, la durée de l’emprisonnement, son âge et son état de santé suggèrent un risque de récidive extrêmement faible. »

Des mensualités pour régler les impayés

Lors de l’audience de la peine de prison de Fleury-Mérogis, M. Balkany avait déclaré qu’il souffrait de fortes rages de dents depuis son entrée en détention et qu’il était resté allongé “la majeure partie de la journée” en raison de maux de dos et d’une hernie.

“Il connaissait clairement ses manquements lors de la précédente mesure d’aménagement de peine, manquements sanctionnés par une nouvelle incarcération difficilement supportable”, selon la décision de justice consultée par l’AFP.

Par ailleurs, le juge a estimé que M. Balkany “a mis en place, conjointement avec son épouse, depuis février, des mensualités d’un montant de 1.300 euros pour le règlement des sommes dues à l’administration fiscale pour les infractions commises”.

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Les deux tiers de la peine ont été purgés depuis le 3 juillet

Le bracelet électronique de sa femme, toujours hospitalisée depuis sa tentative de suicide en février, avait également été révoqué en février.

Les époux balkaniques avaient été reconnus coupables d’avoir omis de payer l’impôt sur la fortune entre 2010 et 2015 et d’avoir payé un impôt sur le revenu des personnes physiques très sous-évalué entre 2009 et 2014, pour un total estimé à 4 millions d’euros de quantités éludées.

Quelques semaines après son incarcération, l’ancien élu avait déposé une demande de libération conditionnelle par l’intermédiaire de ses avocats début avril. La fin de peine de Patrick Balkany est fixée au 21 avril 2023. Depuis février, il a purgé la moitié de sa peine et en aura purgé les deux tiers à partir du 3 juillet.

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Avec son épouse, ils doivent être jugés en octobre dans l’affaire de blanchiment pour fraude fiscale avec pour seule question le montant de leurs peines, suite à un arrêt de la Cour de cassation, car il est déjà allé le déclarer définitivement coupable de ce délit. Patrick Balkany continue d’être mis en examen à Nanterre dans plusieurs affaires, notamment pour “détournement de fonds publics”, soupçonné d’avoir utilisé des chauffeurs de la mairie de Levallois à des fins personnelles.

Le monde avec l’AFP

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