Le chef rebelle français a déclaré mardi qu’il reprendrait ses déclarations controversées au cours du week-end après la mort d’une femme blessée par des tirs de la police lors d’un poste de contrôle.
“Je dis que ce n’est pas normal de tuer quelqu’un parce qu’il refuse d’obtempérer”, a déclaré mardi Jean-Luc Mélenchon après que la police eut déclaré qu’il “tuait” le chef rebelle français.
Une femme est décédée dimanche après avoir été abattue par la police. Elle avait été grièvement blessée à la tête samedi alors qu’elle était passagère dans un véhicule qui, selon les premières informations, elle a refusé de se soumettre à des contrôles de police.
@JLMelenchon assume “évidemment” ses propos sur la police “tuant” et le syndicat Alliance, “groupe de faction” : “Je dis que ce n’est pas normal de tuer quelqu’un parce qu’il refuse d’obéir ; il y a la loi, les punitions, les amendes, mais pas la peine de mort”. #le79Inter pic.twitter.com/C5pYh3kpPR
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“On ne veut pas vivre sur un stand de tir”
« La police a tiré et tué une jeune fille de 21 ans. De quoi était-elle coupable ? demande à france inter qui veut être premier ministre après les législatives. « Nous ne voulons pas vivre sur un champ de tir », dit-il.
“Nous ne voulons pas vivre sur un stand de tir”, déclare @JLMelenchon. “La police a tiré et tué une jeune fille de 21 ans. De quoi était-elle coupable ? Comme les jeunes morts au Pont-Neuf, aucun ne méritait la mort.” #le79Inter pic.twitter.com/rlAkD7h5sm
— France Inter (@franceinter) 7 juin 2022
“Je n’ai jamais été un anti-policier”, a-t-il déclaré, ajoutant qu’il était “contre l’usage disproportionné de la violence. La violence d’État est légitime parce qu’elle est proportionnée”.
Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait tweeté que « les policiers, les gendarmes méritent le respect. Ils font un travail courageux, difficile et risquent leur vie à chaque instant. Les insulter déshonore ceux qui veulent régner. comme otages dans une campagne électorale. »
Le parquet de Paris a ouvert deux enquêtes sur l’affaire. Une pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique et une autre pour violence armée par personnes dépositaires de l’autorité publique. La force de police, l’IGPN, a également été confisquée.
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