La Russie met fin à sa station et à son aventure spatiale conjointe

Dans le contexte de la guerre en Ukraine, l’agence spatiale russe a confirmé son départ de la Station spatiale internationale (ISS) d’ici 2024. Une station vieillissante qui ne fait plus partie des priorités spatiales des grandes nations.

Article réservé aux abonnés Journaliste du Département d’Economie Par Eric Renette Publié le 26/07/2022 à 19:06 Temps de lecture : 5 min

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a sans doute précipité la fin de la Station spatiale internationale (ISS) et avec elle un sentiment de collaboration internationale. Les Russes construiront leur propre station spatiale, tout comme les Chinois. Les Américains veulent Mars, via la Lune. L’ISS a été un exemple rare de projet conjoint international et intercontinental, largement scientifique, qui a réuni pour le financement, la construction et la gestion d’un laboratoire unique au monde/dans l’espace : les États-Unis, la Russie, le Canada, le Japon , Brésil, Agence spatiale européenne, Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Norvège, Suède, Suisse et Royaume-Uni. La question est dans l’air depuis longtemps, l’an dernier les Russes parlaient déjà assez ouvertement de quitter le navire dès 2025. Le gel des relations entre la Russie et ses autres partenaires spatiaux a sans doute accéléré une décision qui semblait inéluctable.

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