Des salariés de France Télévisions, Radio France et France Médias Monde protestent contre les coupes budgétaires prévues pour Paris en 2017. LIONEL BONAVENTURE / AFP
Quel avenir pour l’audiovisuel public ? Depuis qu’Emmanuel Macron a annoncé la suppression de la redevance pendant la campagne présidentielle, les salariés du secteur craignent le pire pour France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (qui comprend France 24, RFI et Monte Carlo Doualiya) ou encore l’Audiovisuel national. . Institut (INA).
Un appel intersyndical à la grève (CGT, CFDT, FO, SNJ, SUD et UNSA) et une manifestation à Paris qui doit relier, le mardi 28 juin, à partir de midi, la place du 18 juin 1940 à l’Assemblée nationale, ils prouvent. l’étendue du souci.
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En fait, le compte à rebours a commencé. Le gouvernement espère faire passer la fin de la taxe dans le cadre de la loi sur le pouvoir d’achat, qui doit être présentée au Conseil des ministres le 6 juillet. Si vous n’effectuez pas cette étape, les frais seront maintenus. La taxe d’habitation qui est déclinée étant supprimée, il faudra alors imaginer un nouveau mode de collecte.
Le spectre d’une fusion
Au-delà de la question du financement, cependant, plane le spectre d’une fusion de Radio France, France Télévisions et France Médias Monde avec, pour conséquence, des économies drastiques et une réduction du pluralisme, qui fait l’effet d’un épouvantail. Le Sénat a brisé un tabou en faisant de cette approche la proposition phare d’un rapport rendu public le 8 juin.
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Plus inquiétante pour l’audiovisuel public, la réaction de Rima Abdul-Malak, le 21 juin sur France Inter : “Tout se débattra au Parlement”, a affirmé la ministre de la Culture, loin d’écarter les plus radicaux. Pour la télévision publique, le temps presse. Les trajectoires budgétaires décidées en 2018 arrivent à échéance en fin d’année. Si le gouvernement réussit à abolir la royauté à l’Assemblée nationale, il devra décider rapidement s’il fusionne ou non.
Selon nos informations, l’exécutif envisage d’inscrire les nouveaux budgets de la télévision publique dans la loi de programmation des finances publiques. Ce texte solennel, qui doit être voté à l’automne, apporterait une forme de garantie aux télévisions et radios publiques, inquiètes de voir Bercy couper l’alimentation si nécessaire, ou le gouvernement faire chanter les budgets de l’événement de désaccord avec le ligne éditoriale. Autre outil qui devrait rassurer, la création d’une commission allemande, chargée d’évaluer le budget de l’audiovisuel public en fonction des missions assignées. Là aussi, le gouvernement reprendrait l’une des propositions des sénateurs Les Républicains (LR).
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