La Tristesse : Quelle interdiction pour ce film de zombies à la violence insoutenable ?

De passage par Locarno, L’Étrange Festival ou Gérardmer, “La tristesa” sera présentée en première ce mercredi 6 juillet dans nos salles. Et sa réputation de film gore n’est pas usurpée, à tel point qu’il est frappé d’une sévère interdiction.

QU’EST-CE QUE TU RACONTES?

Après un an de lutte contre une pandémie aux symptômes relativement bénins, une nation frustrée baisse enfin sa garde. C’est alors que le virus mute spontanément, entraînant une peste psychotrope. Les rues se déchaînent dans la violence et la dépravation, et les personnes infectées sont conduites aux actes les plus cruels et les plus horribles qu’elles puissent imaginer…

QUI COMPREND ?

Ce long métrage taïwanais est le premier écrit et réalisé par Robert Jabbaz, un réalisateur canadien qui avait auparavant signé quatre courts métrages entre 2013 et 2020. Il comprend Great Daena : Act One, son baptême du feu, dans lequel il a également officié en tant que chef opérateur. , doubleur et animateur.

QUELLE INTERDICTION AU THEATRE ?

La tristesse est interdite aux moins de 16 ans avec préavis. Comme j’ai rencontré le Diable, Irréversible, Saw 4, Pleasure ou Martyrs, ils avaient même été sur le point d’être interdits aux moins de 18 ans. Le long métrage de Robert Jabbaz reçoit ainsi un classement rare en France. Mais totalement justifié. Car s’il est courant de dire qu’il faut être solide sur ses supports face à un film d’horreur, ce n’est pas vraiment exagéré dans le cas de celui-ci.

Et ça commence aussi très fort, avec une mort qui risque de vous faire bondir sur le siège tout en vous donnant envie de n’importe quel plat à base de friture. “J’espère que tu as bon coeur, car à l’intérieur c’est un vrai carnage”, ont-ils confié au commissaire Bialès (Gérard Darmon) dans La Cité de la peur. Et cela se produit également avec The Sadness. Moins de jeux de mots, plus d’hectolitres de sang.

Montrant comment les aspects les plus sombres de l’âme humaine sont aggravés par ce virus, le long métrage va loin. Presque trop, comme dans cette scène d’œil percé, qui devrait causer pas mal de maux d’estomac. Bien qu’il reste principalement dans la suggestion.

Films ESC

Certes, Robert Jabbaz parvient en général à éviter la complaisance dans laquelle il aurait été facile de tomber. Et qui viendrait atténuer la portée de ce que le réalisateur et scénariste entend raconter avec cette histoire de virus que beaucoup ne considèrent pas au départ “Ce n’est pas plus dangereux que la grippe”avant de changer d’avis s’ils peuvent encore et ne sont pas eux-mêmes infectés.

Toute ressemblance avec les propos entendus au début d’une autre pandémie, plus récente et vraie, n’est évidemment pas un hasard. Rien de plus que le fait que les scènes de pollution qui se déroulent dans les transports en commun ou à l’hôpital nous parlent forcément plus. Sans abuser de trop de parallèles, le film parle de nous et de nos comportements en temps de crise. Avec beaucoup de sang et de choc, il méritait donc aussi d’être appelé “Folie” (“La folie”).

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