L’ancien ministre Alain Griset purge une peine d’un an avec sursis

Alain Griset au tribunal correctionnel de Paris, le 12 octobre 2021. THOMAS SAMSON c. AFP

Il y a près de six mois, le 8 décembre 2021, Alain Griset, alors PDG de PME, était reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Paris d’avoir “incomplètement ou faussement” déclaré sa situation financière et ses intérêts lors de son entrée au gouvernement en juillet 2020. Il avait été condamné à six mois de prison avec sursis et trois ans d’interdiction, également avec sursis, et avait démissionné dans la foulée. Ce mercredi 25 mai, il est revenu au tribunal, cette fois de Lille, pour répondre d'”abus de confiance” dans un autre volet de la même affaire. Il se présente désormais comme un “retraité”.

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C’est à la suite d’un signalement Tracfin sur des mouvements sur ses comptes bancaires, qu’il a qualifié d'”atypiques”, que l’enquête qui a abouti à ce procès a débuté. Ancien chauffeur de taxi et président de nombreuses organisations professionnelles, Alain Griset a toujours revendiqué avoir reçu un mandat de la section nord de la Confédération nationale de l’artisanat, des métiers et des services (CNAMS), qu’il préside depuis 1991, afin de faire un beaucoup d’argent de 130 000 euros, en vue de l’achat d’un bien immobilier. Il l’a placé dans son propre PEA et non dans l’un des comptes de l’organisation.

Un faux

L’enquête a cependant montré que la seule trace qui restait d’un mandat du conseil d’administration de la CNAMS pour effectuer ce placement était un faux, un document rédigé a posteriori lorsque, nommé ministre et alerté de la description de Tracfin et des recherches qui en découleraient. en découle. , a rapporté le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler. Les membres du jury interrogés estiment avoir été “probablement” informés de cette demande de placement mais ne s’en souviennent plus.

Pendant ce temps, l’argent déposé dans le PEA de M. Griset a réalisé de petites plus-values ​​: une plus-value globale de plus de 40.000 euros, selon Tracfin, sans que l’expert désigné puisse déterminer la part relative à ses investissements personnels et la part relative aux 130.000 euros qui lui avaient été confiés. Alain Griset avait en effet fait don de ces 130 000 euros, gonflés d’une plus-value qu’il avait lui-même estimée à 19 200 euros, dans l’un des comptes de la CNAMS. Alain Griset jure qu’il n’a jamais voulu trahir la confiance de ses administrateurs, “des bénévoles qui exercent ces fonctions parce qu’ils y croient”. Alors oui, dit-il, “il aurait pu faire mieux d’un point de vue administratif” et “il aurait commis des erreurs”, mais “il n’a jamais eu l’intention de tromper”.

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