L’après-guerre en Ukraine : les prix alimentaires devraient augmenter de 15 à 20 % en septembre

La guerre en Ukraine a un coût direct. L’État dépense de l’argent pour fournir des armes et une assistance logistique et pour accueillir des réfugiés ukrainiens. La guerre a également un coût indirect énorme pour les ménages.

Après trois mois de guerre, l’inflation a approché les 9 % en mai. C’est un record de 40 ans. Après l’énergie, les prix alimentaires devraient augmenter de 15 à 20 % en septembre. Le coût total du budget des ménages semble particulièrement élevé.

“Pour un ménage moyen, on pourrait avoir un surcoût de la vie de 500 à 600 euros net, cela inclut la hausse des prix de l’énergie que l’on connaît déjà, mais on va certainement connaître une forte hausse des prix de l’alimentation à partir de septembre”, explique Bruno Colmant, professeur d’économie à l’UCLouvain et à l’ICHEC.

“Et puis, par exemple, pour les personnes qui sont locataires, il y aura une indexation des loyers. Donc, globalement, ce sera un coût très important qui pourrait atteindre 10% du salaire des moins privilégiés.”

A ce jour, l’impact des mesures économiques du gouvernement s’élève à 4 milliards d’euros.

Ce coût comprend trois dépenses principales :

– 2,6 milliards d’euros pour la facture énergétique avec notamment la réduction de la TVA – 450 millions d’euros pour les dépenses militaires – 800 millions d’euros pour l’aide humanitaire et l’accueil des réfugiés

« Un certain nombre de dépenses vont augmenter pour l’État. Pas seulement les salaires, mais il faudra certainement aider les ménages en difficulté dans le domaine de l’énergie, c’est l’État qui devra s’en occuper. » Et l’augmentation des dépenses militaires est actuellement en débat, donc ce sera un coût global pour l’économie belge, qui est très difficile à estimer, mais je pense que pour cette année, le choc de croissance pour l’économie sera de l’ordre de 5 milliards d’euros. ” précise le professeur d’économie.

Ainsi, le coût total direct et indirect du conflit ukrainien pourrait atteindre 9 milliards d’euros d’ici la fin de l’année.

Les dirigeants de 27 pays européens se réunissent cet après-midi à Bruxelles pour tenter de limiter notre dépendance au gaz et au pétrole russes.

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