Le Cac 40 n’a pas été impressionné vendredi par les chiffres de l’inflation américaine. En avril, l’indice PCE, baromètre d’inflation préféré de la Réserve fédérale américaine, a augmenté de 6,3 % en un an et de 4,9 % en cœur, sans compter la nourriture et l’énergie. Ces chiffres sont encore très élevés mais traduisent néanmoins un ralentissement, l’indice PCE avait augmenté de 5,2% cœur plus d’un an en mars. Pour certains, le pic de l’inflation pourrait être proche. De plus, l’indice PCE n’a augmenté que de 0,2% en un mois, contre 0,9% entre février et mars.
« Le ralentissement de l’inflation mensuelle signifie également qu’avec une croissance nominale de 0,4 %, les revenus augmenteront à nouveau en termes réels, mettant fin à la série de baisses mensuelles consécutives qui a duré près d’un an. Cela devrait aider les ménages à récupérer leur épargne pour le reste de l’année Michael Pearce, économiste principal chez Capital Economics, déclare Michael Pearce. En avril, les ménages se sont immergés dans leur nid pour continuer leurs achats, ce qui est insoutenable à long terme mais permet, à court terme, une hausse de 0,9 % des dépenses personnelles en avril.
En bourse, le Cac 40 a accéléré après la publication de l’inflation américaine et est resté impassible face à l’annonce de la baisse du moral des ménages américains : l’indice de l’Université du Michigan est tombé à 58,4 en mai, après 65,2 en avril. L’indice parisien a terminé sur une nouvelle hausse de 1,64%, à 6.515,75 points, dans des volumes d’échanges de 3,5 milliards d’euros. En cinq jours, le principal baromètre de la Bourse de Paris affiche un gain de 3,67%, au plus haut depuis la semaine se terminant le 18 mars. Outre-Atlantique, les trois indices Dow Jonesla Compost Nasdaq et le S&P 500 ils sont sur le point de mettre fin à leur séquence baissière, avec des gains d’environ 5 % chacun.
Maisons du Monde en pagaille
Pour une surprise, c’est une surprise ! La marque de décoration et de mobilier Maisons du monde a publié jeudi soir une alerte sur ses résultats 2022 après avoir confirmé ses objectifs il y a quelques semaines. En cause : l’inflation, qui pèse sur les portefeuilles des ménages, et les perturbations causées par le confinement en Chine. Désormais, le groupe disposera d’un ” diminution moyenne d’un chiffre “Chiffre d’affaires, une marge Ebit de” 5% ou plus (9% auparavant) et un cash-flow libre compris entre 10 et 30 millions d’euros. En bourse, le titre a chuté de 26,91%.
Pour terminer, JCDecaux baisse de 0,72%, pénalisé par une dégradation de JPMorgan. Le broker est passé de “neutre” à “sous-pondéré” dans le titre du groupe de communication extérieure, tout en abaissant son objectif de cours de 22,7 euros à 16,8 euros.
CP